samedi 19 août 2017

20 Août : SAINT BERNARD, Docteur de l'Église

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)

SAINT BERNARD, le prodige de son siècle, naquit en 1091, au château de Fontaines, près de Dijon, d'une famille distinguée par sa noblesse et par sa piété, et fut dès sa naissance, consacré au SEIGNEUR par sa mère, qui avait eu en songe le pressentiment de sa sainteté future. Une nuit de Noël, Bernard tout jeune encore assistait à la messe de Noël; il s'endormit, et pendant son sommeil il vit clairement sous ses yeux la scène ineffable de Bethléem, et contempla JÉSUS entre les bras de Marie.
A dix-neuf ans, malgré les instances de sa famille, il obéit à l'appel intérieur de DIEU, qui le voulait dans l'Ordre de Cîteaux; mais il n'y entra pas seul; par ses prières et par ses exhortations, il décida six de ses frères et vingt-quatre autres gentilshommes à le suivre.  L'exemple de cette illustre jeunesse et l'accroissement de ferveur qui en résulta pour le couvent suscitèrent tant d'autres vocations, qu'on se vit obligé de faire de nouveaux établissements. Bernard fut le chef de la colonie qu'on envoya fonder à Clairvaux, monastère qui devint célèbre et fut la source de cent soixante fondations, du vivant même de notre saint. Cependant Bernard, dès ses premiers pas dans la vie religieuse, atteignait les sommets de la perfection.

Chaque jour, pour animer sa ferveur, il avait sur les lèvres ces mots : « Bernard, qu'es-tu venu faire ici? » II y répondait à chaque fois par des élans nouveaux. Il réprimait ses sens au point qu'il semblait n'être plus de la terre; voyant, il ne regardait point; entendant, il n'écoutait point ; goûtant, il ne savourait point. C'est ainsi qu'après avoir passé un an dans la chambre des novices, il ne savait si le plafond était lambrissé ou non; après être entré souvent dans l'église, il ignorait si elle était éclairée par une fenêtre ou par plusieurs ; côtoyant un lac, il ne s'en aperçut même pas ; un jour, il but de l'huile pour de l'eau, sans se douter de rien.
Bernard avait laissé au château de sa famille, Nivard, le plus jeune de ses frères : "Adieu, cher petit frère, lui avait-il dit; nous t'abandonnons tout notre héritage". — Oui, je comprends, avait répondu l'enfant, tous prenez le ciel et vous me laissez la terre ; le partage n'est pas juste.
Plus tard, Nivard vint avec son vieux père rejoindre Bernard au monastère de Clairvaux. Le saint n'avait point étudié dans le monde ; mais l'école de l'oraison suffit à faire de lui un grand docteur, admirable par la science et la suavité de ses écrits. Il fut le conseiller des évêques, l'ami des papes, l'oracle de son temps.
Mais sa principale gloire, entre tant d'autres, semble être sa dévotion incomparable envers la très Sainte Vierge. Peu de jours avant sa mort, qui arriva le 20 août 1153, il dit à ses frères : « Le temps est venu d'arracher l'arbre stérile et de rappeler le serviteur inutile. »
Pratique. Cherchez dans l'oraison assidue la science des saints.
" O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

vendredi 18 août 2017

19 Août : SAINT JEAN EUDES, Fondateur d'Ordre / SAINT LOUIS, Évêque de Toulouse

Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


SAINT JEAN EUDES 

Fondateur de la Congrégation de Jésus et de Marie 
(1601-1680)

Jean Eudes, né le 14 novembre 1601, dans le petit village normand de Ri, était l´aîné de six enfants; l´historien Eudes de Mézerai était son frère. Son père, Isaac, qui avait été arrêté au seuil du sacerdoce par des devoirs impérieux, possédait une science religieuse au-dessus de la moyenne; aussi en fît-il largement bénéficier ses enfants.

Aucun ne profita mieux de cette éducation que Jean. Il n´était encore qu´un enfant quand, un jour, ayant reçu un soufflet d´un de ses camarades, il se mit à genoux, et tendit l´autre joue, selon le conseil évangélique. À quatorze ans, il faisait le vœu de chasteté et montrait déjà cette ténacité de volonté qui sera sa note caractéristique. 

Au collège de Caen, sa dévotion envers Marie le poussa à se passer naïvement un anneau de fiançailles au doigt.  Ses études terminées, il se décida à entrer dans l´état ecclésiastique. Pour le faire avec plus de perfection, il se mit sous la direction du Père de Bérulle, entra à l´Oratoire et fut ordonné prêtre à Paris, le 24 décembre 1625.

Le nouveau prêtre inaugura son ministère en se dévouant au soulagement des populations de Normandie alors décimées par la peste. Il poussa si loin le dévouement envers les pestiférés qu´il ne se trouva personne à Caen pour oser lui prêter asile, et que pendant plusieurs semaines il en fut réduit à se loger hors de la ville, dans un grand tonneau. 


Mais l´œuvre principale du Père Eudes fut l´œuvre des missions. Au sortir des guerres religieuses, en France, l´ignorance de la religion et le relâchement des mœurs étaient extrêmes. Pour y porter remède, le Père Eudes parcourut la Normandie, la Bourgogne, l´Île de France et maints autres lieux; son éloquence populaire, servie par un bel organe, et accompagnée d´une sainteté authentique, exerça un ascendant considérable sur toutes les classes de la société. Depuis saint Vincent Ferrier on n´avait point vu de missionnaire qui exerçât une telle action sur les foules.

Dans le but de travailler au relèvement du Clergé, "le plus grand ennemi de l´Église", selon lui, le Père Eudes ouvrit à Caen un séminaire qui fut l´embryon d´une nouvelle famille religieuse, consacrée aux Cœurs de Jésus et de Marie, et appelée "Congrégation de JÉSUS et de Marie" (Eudistes). Le succès vint aussitôt: les diocèses de Normandie furent bientôt pourvus de prêtres instruits et vertueux. Le Père Eudes ajouta à la formation du clergé les missions dans les campagnes.

En même temps, il fondait à Caen un Institut pour assurer la persévérance des "Repenties". Selon  l´usage du temps, chaque maison était indépendante; à la mort du Père Eudes, il y en avait quatre; à la veille de la Révolution, il y en avait huit. 

En 1835, la supérieure du Refuge d´Angers, Sainte Marie-Madeleine Pelletier, femme "de taille à gouverner un royaume", obtint que les nouvelles maisons fondées par son monastère restassent sous la dépendance de la Maison-Mère et donna à sa Congrégation le nom de "Bon-Pasteur". Cette branche a eu un grand succès, et possède des ramifications dans les cinq parties du monde.

Une des gloires du Père Eudes est d´avoir été le précurseur de la dévotion aux Cœurs de JÉSUS et de Marie. Quarante ans avant les apparitions de Paray-le-Monial, il faisait célébrer par ses prêtres l´Office solennel de ces très saints Cœurs et s’en faisait l´Apôtre dans ses missions. Aussi Léon XIII a appelé le Père Eudes "Auteur du culte liturgique des SS. Cœurs de JÉSUS et de Marie"; et Pie X, en le béatifiant, a dit qu´il devait être regardé comme "Père, Docteur et Apôtre" de cette dévotion. 

Arrivé à un âge avancé, le saint fondateur déposa sa charge de Supérieur et mourut saintement le 19 août 1680. 

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SAINT LOUIS

Évêque de Toulouse


Saint Louis, évêque de Toulouse, petit-neveu de saint Louis, roi de France, fils de Charles le Boiteux, roi de Naples et de Jérusalem, naquit à Brignoles, en Provence, l'an 1274. Il parut, dès son enfance, n'avoir d'inclination que pour la vertu. 
Ses récréations même se rapportaient à Dieu ; il n'en choisissait que de sérieuses et ne s'y livrait que pour donner à son corps l'exercice nécessaire et conserver la vigueur de son esprit. Sa promenade ordinaire consistait à visiter les églises et les monastères. 
A l'âge de sept ans, il pratiquait déjà la pénitence, et souvent il couchait sur une natte étendue auprès de son lit. Il fut tout particulièrement remarquable par sa pureté angélique, qui ne se ressentit en rien de la mollesse des cours ni des séductions qu'il put rencontrer dans le monde. Sa charité pour les pauvres était extraordinaire.
Un jour qu'il sortait des cuisines du palais, son père, prévenu par des valets malveillants, lui demanda ce qu'il portait sous son manteau. Louis, tremblant, ouvre le manteau, qui ne contenait qu'un bouquet de fleurs magnifiques, bien qu'on fût en hiver. A l'âge de quatorze ans, il fut envoyé comme otage, avec deux de ses frères, au roi d'Aragon, qui retenait son frère prisonnier. 
Pendant ses sept ans de captivité, il répandit autour de lui le parfum de la patience et de la résignation et fut l'ange consolateur de ses compagnons d'infortune. A son retour dans sa patrie, Louis rencontra sa mère à Florence; il reçut ses tendres embrassements, après une si longue absence, sans même lever les yeux pour considérer son visage, tant la modestie de l'angélique jeune homme était extraordinaire. 


Une fois libre, Louis s'abandonna aux pieux excès de cette charité qu'il avait tant aimée dès son enfance. Il chérissait surtout les lépreux, les recherchait, les embrassait tendrement, et baisait respectueusement leurs horribles plaies. Dans une maladie mortelle, il fit vœu d'embrasser la vie religieuse, s'il guérissait. Il guérit en effet, refusa les offres séduisantes d'un mariage royal, renonça même au trône de son père et s'enrôla sous la bannière du séraphique François d'Assise.
A peine avait-il consommé son sacrifice, que Dieu l'appela à de plus hautes destinées ; à Tringt-dem ans il fut nommé, par le pape, évêque de Toulouse. Son amour pour les pauvres devint plus héroïque que jamais. Un jour qu'il sortait de consoler une pauvre malade fort misérable, ses serviteurs lui firent remarquer que son vêtement était couvert de vermine : Ce sont là, dit-il en souriant, les perles des pauvres. » 

Il semble que Dieu ait voulu seulement montrer à la terre ce saint pontife. Au moment de son dernier soupir, une belle rosée sortit de sa bouche, et un saint religieux vit les anges emporter son âme vers les cieux, le 19 août 1297.

Pratique. Imitez, dans vos rapports avec le monde, la réserve des saints. 
"O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours a Vous

jeudi 17 août 2017

Réponse d'une catholique Aux Réponses (d'un) Catholiques (Le Nom de Dieu)

...Mais il est dans le trésor de la Révélation des points essentiels dont tout chrétien, 
par le fait même de son titre de chrétien, 
a la connaissance nécessaire et la garde obligée ....Dom Guéranger


Je réponds à ceci, qui se trouve ici
Réponses Catholiques......Lors d’une discussion avec des amis de confessions différentes nous nous sommes posé la question du Nom de DIEU. Selon moi, le nom YAWEH était réservé au grand prêtre et ne devrait pas être utilisé par nous. En gros je pense que nous ne pouvons pas nommer DIEU. Eux par contre sont pour le nommer JEHOVAH ou YAWEH j’aimerais savoir la position de notre Eglise et surtout la comprendre parce que j’avoue que dans mon explication j’ai manqué d’argument.
L’hébreu est une langue s’écrivant sans les voyelles. Le Nom de Dieu dans les Saintes Ecritures hébraïques est rendu par quatre lettres, translittérées en général en alphabet latin par « YHWH ». On appelle ces quatre lettres le Tétragramme.
En Ex 12, 14, Dieu révèle son nom en hébreu en disant « Eyeh asher Eyeh », pouvant se traduire « Je suis qui je suis », possiblement « je suis qui je serai » (l’hébreu autorise à comprendre la conjugaison comme un futur), certains traduisent « je suis celui qui est ». Puis le Seigneur ajoute : « tu diras à mes fils ‘Je Suis’ m’envoie vers vous ». YHWH est une forme archaïque de « il est ». Il parait en effet logique que Moïse dise “Il est” en parlant de Dieu à la troisième personne.
Dans le judaïsme plus tardif, il a été d’usage de ne plus prononcer le Nom de Dieu mais simplement de l’écrire. Seul le grand prêtre entrait une fois l’an dans le Saint des saints du Temple de Jérusalem pour prononcer son Nom. Plusieurs explications à cette coutume sont données par les chercheurs. Selon la plus courante, dans l’Orient ancien, le nom d’une personne est sa substance vitale, son identité profonde. Les Hébreux, puis leurs descendants juifs, étaient aussi imprégnés de ce fait culturel. D’où le « je t’ai appelé par ton nom » de la Bible, ou le fait qu’Adam nomme tous les animaux de la Création. Ou encore les changements de nom qui marquent un changement d’identité profond de la personne : Abram devient Abraham, Saraï, Sarah, Jacob, Israël etc. Dans le Nouveau Testament, Jésus renomme aussi certains apôtres : Simon devient Pierre etc.
On retrouve cette idée dans la liturgie sacramentelle où la personne est appelée par son nom et répond éventuellement « me voici » : baptême, confirmation, mariage, ordination. Du coup, dire le Nom de Dieu, ce serait mettre la main sur son identité même, l’aliéner, toucher à sa transcendance même. Il faut donc ne pas le prononcer, ni l’écrire avec des voyelles, pour ne pas être sacrilège.
Les Juifs emploient donc à l’oral des formules remplaçant « YHWH », quand ils lisent le mot. Ils disent souvent « Adonaï », « Le Seigneur ». Ils utilisent aussi souvent « Hashem » (« le Nom », par ellipse « de Dieu »), Elohim (« Dieu »).
Comme il ne contient pas de voyelles, le texte de la Bible hébraïque dit « massorétique », le plus standard, a été vocalisé au Xe siècle par des savants juifs, les massorètes, quand l’hébreu devenait de plus en plus une langue morte. Cela évitait de faire des contresens et de dire n’importe quoi lors de la lecture à haute voix à la synagogue. Un mot peut en effet vouloir dire des choses différentes selon sa vocalisation. « YHWH » peut se dire « Yahweh » ou « Yehowah », ou encore autrement. De fait, pour « YHWH », les massorètes ont réglé la question en plaçant des signes phonétiques longs et courts rendant le mot… Imprononçable !
Par respect pour nos frères juifs dans le cadre du dialogue judéo-chrétien, Benoît XVI a demandé à tous les catholiques d’adopter le même usage. Quand il est écrit « YHWH » ou « Yahweh » dans une Bible catholique, un catholique doit dire à haute voix « le Seigneur ». C’est particulièrement important à la lecture à la messe........Réponses Catholiques
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La Résurrection du Christ est en soi la pierre d'angle du Christianisme


A mon humble et ferme avis:
Tout ceci c'est de l'histoire ancienne. Du vieux testament. 
Depuis le Nouveau Testament,  depuis la réalisation de la Promesse, depuis l'Incarnation du Verbe, la nouvelle Alliance étendue a l'humanité entière -Il est venu mourir pour tous- et non simplement au strict peuple juif, le Christ-Jesus, Notre Seigneur et Notre Dieu, nous a lui-meme enseigné comment nous adresser au Père.
07 Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés........
09 Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es (ou qui êtes) aux cieux, que ton nom soit sanctifié,
10 que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
11 Donnez-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
12 Pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés, 
13 Et ne nous laissez pas succomber a la tentation, mais délivre-nous du Mal.
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Ainsi le peuple chrétien est L'UNIQUE véritablement fondé à nommer Dieu ''PERE".  Parce qu'il fait sa volonté, celle du Pere. Aucune autre religion ou prétendue telle ne peut prétendre a une telle intimité avec Dieu.*  Pour en jouir il faut se faire baptiser au nom de la Sainte Trinité (Pere, Fils et Saint-Esprit), il faut entrer au sein de notre Mère l'Eglise et vivre de la vie des Membres du Corps Mystique du Christ (l'Eglise chrétienne, entendre catholique). Il être catholique et vivre des sacrements surtout de la confession et de l'Eucharistie, qui nous conférence les traces nécessaires pour le Cel. La parole de Dieu (la Bible) ne suffit pas a nous sauver. Mais revenons au nom de Dieu.
Nous seuls nommons "Le bon Dieu" en parlant de lui, qui est Juste et Miséricordieux (en fait c'est pareil, car c'est par miséricorde qu'il nous soumet parfois à sa justice, car où Dieu ne rappelle pas a l'ordre en punissant, il n'y a AUCUNE possibilité d'amendement, donc enfer garanti ) donc seuls les catholiques disent BON DIEU là où d'autres parlent d'un "Dieu" qui est le même pour tous, mais qui ne serait pas Trine.  
En clair ils refusent qui sa divinité au Christ, qui son humanité,  qui sa venue tout bonnement, d'autres même contestent sa mort et sa résurrection. 
Bref voila ce qu'il aurait convenu comme réponse. Mais comme l'a écrit ce Voltaire "la paix vaut mieux que la vérité". Pour avoir des amis dans le monde il faut se taire. G.K. Chesterton le visionnaire nous avait prévenus : Nous sommes en des jours où le chrétien doit faire l'éloge de toutes les croyances, sauf de la sienne.(ndC par chrétien entre le catholique romain)

Bonne Fête de l'Assomption!....dans son octave

CC

*Pourtant dans l'Ancien Testament Dieu est déjà un tendre Père. Il se compare lui-meme a une mère 13 Comme un enfant que sa mère console, ainsi, je vous consolerai. Oui, dans Jérusalem, vous serez consolés. 
C'est curieux que certains s'obstinent a ne le voir que comme un foudroyant exterminateur, fulminant au moindre propos et prompt à tout pulvériser. Ne craignent-ils pas de le confondre avec quelque Zeus  (or les dieux des autres religions sont rien, Ps 95-5). Jadis : "Quoniam ornes dii gentium daemonia.

18 Août : SAINTE HÉLÈNE, Impératrice

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


SAINTE HÉLÈNE
Impératrice (+328)
Sainte Hélène naquit vers le milieu du IIIe siècle. Voici ce que dit saint Ambroise:
"Hélène, première femme de Constance Chlore, qui ceignit depuis la couronne impériale, était, paraît-il, une humble fille d'étable.  Noble fille d'étable, qui sut mettre tant de sollicitude dans la recherche de la Crèche sacrée!  Noble fille d'étable, à qui fut réservé de connaître l'Étable de Celui qui guérit les blessures de l'humanité déchue!  Noble fille d'étable, qui préféra les abaissements du Christ aux dignités trompeuses du monde!  Aussi le Christ l'a-t-Il élevée de l'humilité de l'étable au sommet des grandeurs humaines."

La gloire de sainte Hélène c'est d'avoir été la mère du grand Constantin.  "Constantin, dit saint Paulin de Nole, doit plus à la piété de sa mère qu'à la sienne d'avoir été le premier empereur chrétien."  Contrairement aux autres empereurs, Constance Chlore reconnaissait le vrai Dieu. Les prêtres chrétiens étaient admis à sa cour et y vivaient en paix. Une telle bienveillance ne peut être attribuée qu'à l'influence de l'impératrice sur le coeur de son époux.  Sainte Hélène a donc joué un grand rôle dans la fin des persécutions, puisqu'elle fut l'épouse et la mère des deux hommes qui, sous son influence, protégèrent le christianisme.  Qui sait même si les prières d'Hélène ne méritèrent point à Constantin l'apparition miraculeuse de la Croix, par laquelle il remporta la victoire et devint seul maître de l'empire?
Un autre événement remarquable dans la vie de sainte Hélène, c'est la découverte de la vraie Croix du Sauveur, dont l'Église célèbre le souvenir le 3 mai.
Hélène vivait sans étalage de grandeurs.  Nourrir les pauvres, donner aux uns de l'argent, aux autres des vêtements, à d'autres une maison ou un coin de terre, c'était son bonheur.  Sa bonté s'étendait aux prisonniers, aux exilés, à tous les malheureux.  Le peuple ne pouvait voir sans une joie mêlée de larmes son impératrice venir en habits simples et communs prendre sa place à l'église dans les rangs des fidèles: une telle conduite n'a sa source que dans l'Évangile.  Hélène eut, avant sa mort, la consolation de voir Constantin, non seulement protecteur de la religion de Jésus-Christ, mais chrétien lui-même.
Pratique : Aimez les défenseurs de la religion, priez pour eux.
                           "O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

mercredi 16 août 2017

17 Août : SAINT HYACINTHE, Missionnaire Dominicain

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


SAINT HYACINTHE 

Missionnaire Dominicain
Saint Hyacinthe, apôtre du Nord et Thaumaturge de son siècle, était de famille illustre. Ce fut saint Dominique lui-même qui reçut ses vœux et l'envoya évangéliser la Pologne, qu'il remua tout entière et où il opéra des conversions sans nombre.  Sa vie n'était qu'un perpétuel exercice de charité envers toutes les misères, et de sainte cruauté contre lui-même.  A l'imitation de son père saint Dominique, il n'avait point d'autre chambre que l'église et d'autre lit que la terre; il se déchirait toutes les nuits les épaules avec des chaînes de fer et jeûnait fréquemment au pain et à l'eau.
Parmi les prodiges qu'il opéra, on cite des résurrections de morts, la délivrance de possédés du démon, la guérison de nombreux malades.  On le vit traverser le fleuve rapide de la Vistule avec plusieurs de ses frères, sur son manteau étendu. Obligé de fuir devant les Tartares, il emporte du moins avec lui le Saint-Sacrement, pour en empêcher la profanation. 
Comme il va quitter l'église, une voix sort de la statue de Marie, qui lui demande de l'emporter aussi. Elle pèse huit ou neuf cents livres; Hyacinthe, plein de foi, la prend d'une main et la trouve légère comme un roseau. A défaut de bateau, il traverse avec son fardeau le grand fleuve du Borysthène comme une terre ferme, pendant que son manteau sert de barque à ses frères, qui le suivent.
Consolé par plusieurs visites de la Sainte Vierge, il eut révélation de sa mort, qui arriva le 15 août 1257.
                         "Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

mardi 15 août 2017

16 Août : SAINT JOACHIM, Père de la Très Sainte Vierge Marie / SAINT ROCH, Pèlerin

Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


SAINT JOACHIM
Père de la Bienheureuse Vierge Marie
(Grand-Père de Notre Seigneur Jésus-Christ !)
Saint Joachim, de la tribu de Juda et de l'antique famille de David, était pasteur de brebis à Nazareth. Stolan, père de sainte Anne, lui donna sa pieuse fille en mariage. Les deux époux vécurent dans la crainte du Seigneur et dans la pratique des bonnes oeuvres. Ils firent trois parts de leurs biens: l'une était destinée au temple et aux ministres de la religion; ils répandaient la seconde dans le sein des pauvres; la dernière servait aux besoins de la famille. Cependant le bonheur n'était pas dans ce ménage : l'épouse de Joachim était stérile.
Depuis vingt ans ils priaient Dieu de les délivrer d'un tel opprobre, lorsqu'ils se rendirent, suivant leur coutume, à la ville sainte pour la fête des Tabernacles. Les enfants d'Israël y venaient offrir des sacrifices à Jéhovah, et le grand-prêtre Ruben immolait leurs victimes. Joachim se présenta à son tour. Il portait un agneau; Anne le suivait, la tête voilée, le coeur plein de soupirs et de larmes.
Le grand-prêtre, en les apercevant monter les degrés du temple, n'eut pour eux que des paroles de mépris et de reproche: "Vous est-il permis, leur dit-il, de présenter votre offrande au Seigneur, vous qu'Il n'a pas jugés dignes d'avoir une postérité? Ne savez-vous pas qu'en Israël l'époux qui n'a pas la gloire d'être père est maudit de Dieu?" Et en présence du peuple il repoussa leur offrande.
Joachim ne voulut point revenir à Nazareth avec les témoins de son opprobre. Leur présence eût augmenté sa douleur. Anne retourna seule dans sa demeure. Pour lui, il se retira dans une campagne voisine de Jérusalem, où des bergers gardaient ses troupeaux. Le calme silencieux de la vie pastorale, le spectacle touchant de la nature, apportèrent quelque soulagement à la blessure de son coeur. Qui n'a jamais senti que la solitude le rapproche de Dieu?
Un jour qu'il se trouvait seul dans les champs, l'Ange Gabriel se tint debout devant lui. Joachim se prosterna, tremblant de peur: "Ne crains pas, dit le messager céleste, je suis l'Ange du Seigneur, et c'est Dieu Lui-même qui m'envoie. Il a prêté l'oreille à ta prière, tes aumônes sont montées en Sa présence. Anne, ton épouse, mettra au monde une fille; vous la nommerez Marie et vous la consacrerez à Dieu dans le temps; le Saint-Esprit habitera dans son âme dès le sein de sa mère et Il opérera en elle de grandes choses. Après ces mots, l'Ange disparut.
Joachim vit bientôt se réaliser la prédiction de l'Archange. De son côté, il fut fidèle aux ordres du Seigneur: sa fille reçut le nom de Marie, et, à trois ans, il la confia aux pieuses femmes qui élevaient dans le temple de Jérusalem les jeunes filles consacrées au Seigneur.  Elle y vivait depuis huit ans sous le regard de Dieu lorsque Joachim mourut chargé de mérites et de vertus.
Anne, son épouse, le fit ensevelir dans la vallée de Josaphat, non loin du jardin de Gethsémani,  où elle devait le rejoindre un an plus tard.
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SAINT ROCH

Saint Roch était fils d'un gouverneur de Montpellier; ses pieux parents, déjà avancés en âge, obtinrent sa naissance par leurs persévérantes prières, se promettant de donner à Dieu l'enfant qu'Il leur accorderait. Cet enfant du miracle naquit avec une croix rouge sur la poitrine, gage d'une toute particulière prédestination. Dès l'âge de cinq ans, il commençait à châtier son petit corps par des privations; il se signala, en grandissant, par une grâce spéciale d'hospitalité envers les pauvres et les voyageurs.
Il n'avait pas vingt ans, quand il eut la douleur de perdre successivement son père et sa mère. Aussitôt, il vendit ses biens, se fit pauvre du Christ, à l'exemple de saint François d'Assise, entra dans le Tiers-Ordre, et vêtu en pèlerin, il prit le chemin de Rome, en demandant l'aumône. La peste sévissait en Italie sur son passage; il se dévoua au soin des pauvres pestiférés; passant devant leurs lits, il prenait leurs mains, leur faisait faire le signe de la Croix, et tous se levaient guéris. A Rome, les miracles se multiplièrent sous ses pas; il y vécut trois ans sans faire connaître son nom et son origine, même au Pape.

En retournant dans son pays, il fut saisi par la peste et se retira mourant dans une cabane, au bord d'une forêt, où un chien lui apportait chaque jour un petit pain. Guéri par l'intervention du Ciel, il reparut à Montpellier comme un étranger, méconnu par le gouverneur, son oncle, et jeté en prison comme espion; là, au bout de cinq ans, il mourut étendu à terre, muni des sacrements.  On le reconnut à la croix rouge marquée sur sa poitrine. Ses obsèques furent un triomphe.  Son culte est devenu et demeure populaire dans toute l'Église. Cette courte notice fait deviner l'origine de l'expression si connue: Saint Roch et son chien.
Pratique : Ne jamais rebutez les pauvres qui vous donnent l'occasion de pratiquer la charité. 
                      "O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours a Vous"

lundi 14 août 2017

15 Août : L' ASSOMPTION DE LA TRÈS SAINTE VIERGE MARIE

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


Cette fête a pour objet de célébrer à la fois la bienheureuse Mort, la glorieuse Résurrection et la triomphante Assomption de la très Sainte Vierge Marie au Ciel.
JÉSUS avait souffert la mort pour racheter le monde; Marie, dans le plan de la Providence, devait suivre Son divin Fils et mourir. Mais Sa mort ne ressembla en rien à celle du commun des hommes; elle eut pour unique cause l'excès de Son amour et de Ses désirs; elle ne fut accompagnée d'aucune douleur, ni suivie de la corruption du tombeau. Le CHRIST devait tous ces privilèges à Sa sainte Mère.

La tradition rapporte que les Apôtres, dispersés dans l'univers pour prêcher l'Évangile, se trouvèrent miraculeusement réunis autour du lit de mort de Celle qui avait présidé à la naissance et aux premiers développements de l'Église.
Trois jours après la mort de Marie, visitant le virginal tombeau avant de se séparer, ils furent les heureux témoins d'une grande merveille. On entendit dans les airs d'harmonieux cantiques; un parfum délicieux s'exhalait du tombeau de Marie; et lorsqu'on l'eut ouvert, on n'y trouva que des fleurs fraîches et vermeilles: les Anges avaient transporté dans les Cieux, en corps et en âme, la Mère du SAUVEUR.

On ne peut que soupçonner ici-bas avec admiration l'accueil qui fut fait à Marie par la Très SAINTE TRINITÉ, à laquelle Elle avait été associée d'une manière si sublime dans le mystère du salut des hommes, par JÉSUS-CHRIST Son Fils bien-aimé, par les légions des Anges, les Patriarches, les Prophètes, tous les Saints de l'Ancien Testament et les élus de la loi nouvelle.
Les plus grands serviteurs de Marie, dans leurs contemplations, se sont plu à dépeindre Son triomphe incomparable, Son couronnement, Sa gloire en ce grand jour.


Mais le triomphe et la gloire de très Sainte Vierge sont éternels. La fête de l'Assomption, outre Sa mort toute sainte, Sa Résurrection et Son couronnement, célèbre Sa royauté toute-puissante. Elle est la Reine du Ciel, la Reine des Anges et des Saints, la Reine de l'Église terrestre, la Reine de l'Église du Purgatoire; et c'est Elle que David a dépeinte dans ses Psaumes: "La Reine S'est assise à Votre droite, couverte d'un manteau d'or, environnée et tout étincelante des richesses les plus variées." Assomption de la Mère de DIEU réclamait une définition de foi: l'Église a proclamé ce dogme le 1er novembre 1950. Gloire à Marie!
Pratique : Ayez, en toute occasion, un grand zèle pour la gloire de Marie.
                          "Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

dimanche 13 août 2017

14 Août : VIGILE DE L'ASSOMPTION DE LA VIERGE MARIE / SAINT MAXIMILIEN KOLBE, Confesseur / Bx ALAIN DE LA ROCHE, Dominicain

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


« C'est dans le Christ que tous revivront, chacun à son rang »
 
(1Co 15, 22-23)

      Aujourd'hui la Vierge Marie monte, glorieuse, dans le ciel. Elle met le comble à la joie des anges et des saints. C'est elle, en effet, dont la simple parole de salutation a fait exulter l'enfant encore enfermé dans le sein maternel (Lc 1,44). Quelle a dû être l'exultation des anges et des saints, lorsqu'ils ont pu entendre sa voix, voir son visage, et jouir de sa présence bénie ! Et pour nous, frères bien-aimés, quelle fête dans son Assomption glorieuse, quelle cause d'allégresse et quelle source de joie aujourd'hui ! La présence de Marie illumine le monde entier, tellement le ciel resplendit, irradié par l'éclat de la Vierge toute sainte. C'est donc à bon droit que résonne dans les cieux l'action de grâce et la louange.

      Mais nous..., dans la mesure où le ciel exulte de la présence de Marie, n'est-il pas raisonnable que notre monde d'ici-bas pleure son absence ? Mais non, ne nous plaignons pas, car nous n'avons pas ici-bas de cité permanente (He 13,14) ; nous cherchons celle où la Vierge Marie est parvenue aujourd'hui. Si nous sommes déjà inscrits au nombre des habitants de cette cité, il convient aujourd'hui de nous souvenir d'elle..., de partager sa joie, de participer à cette allégresse qui réjouit aujourd'hui la cité de Dieu ; elle retombe aujourd'hui en rosée sur notre terre. Oui, elle nous a précédés, notre reine, elle nous a précédés et elle a été reçue avec tant de gloire que nous pouvons, nous ses humbles serviteurs, suivre notre souveraine en toute confiance en criant [avec l'Épouse du Cantique des Cantiques] : « Entraîne-nous à ta suite. Nous courrons à l'odeur de tes parfums ! » (Ct 1,3-4 LXX) Voyageurs sur la terre, nous avons envoyé en avant notre avocate..., Mère de miséricorde, pour plaider efficacement notre salut.

Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église 
1er sermon pour l'Assomption (trad. Pain de Cîteaux 32, p. 63 rev.)

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Saint Maximilien-Marie Kolbe

PRÊTRE, CONFESSEUR,
APÔTRE DE L'IMMACULÉE CONCEPTION
(1884-1941)


Raymond Kolbe naquit à Pabjanice, en Pologne, petite cité alors dépendante de la Russie des Tsars. Doué d'un naturel vif, spontané et têtu, il lui arrivait souvent de mettre la patience de sa maman à l'épreuve. A l'âge de dix ans, un jour qu'il s'adressait à sa Mère du ciel après une nouvelle étourderie, la Vierge lui apparut et lui présenta deux couronnes, une blanche et une rouge, symbolisant la pureté et le martyre. Comme Elle l'invitait à choisir, sa générosité le poussa à choisir les deux. Dès ce moment, le privilégié de Marie prit cette généreuse décision: «Je deviendrai meilleur de jour en jour.» Et en effet, le petit Raymond ne fut plus le même. L'élu de la Vierge rêvait déjà du martyre et en parlait avec effusion : Marie avait canalisé cette énergie bouillonnante.

A l'âge de 13 ans, Raymond entre au couvent St-François, à Lemberg, et y fait profession sous le nom de Maximilien-Marie. En 1912, il sort de Russie déguisé en paysan, poursuit ses études à l'université Grégorienne de Rome, et fonde la Milice de l'Immaculée qui constituera l'idée et l'oeuvre maîtresse de toute sa vie. Les sept premiers Chevaliers d'avant-garde se consacrent à Marie Immaculée le 17 octobre 1917. Ces dévoués serviteurs de la Vierge affronteront tous les ennemis de Dieu et de l'Eglise, particulièrement les suppôts de la franc-maçonnerie en Italie, en Pologne, et dans le monde entier.
L'apostolat extérieur du Père Kolbe débute en Pologne, en janvier 1922, par la fondation du mensuel intitulé: Le Chevalier de l'Immaculée. En 1930, saint Maximilien-Marie part implanter une seconde Cité de Marie au Japon, près de Nagasaki. Deux ans plus tard, les Indes reçoivent le missionnaire de la Vierge dont le labeur demeure apparemment infécond à cause de sa santé ruinée par la tuberculose. Rappelé en Pologne où il doit reprendre la direction de sa première Cité, le Père Kolbe continue de se dépenser à la cause du règne de Marie avec un quart de poumon seulement.

Son action évangélisatrice embrasse tous les moyens d'apostolat: la parole, la diffusion de milliers de médailles miraculeuses, la presse, le cinéma, le théâtre, la radio, l'avion, etc... «Mais par-dessus tout, disait-il à ses frères, le bon exemple, la prière, la souffrance voulue par amour, voilà l'action par excellence. Notre plus grande mission est de montrer dans la vie pratique ce que doit être le Chevalier de l'Immaculée.»
La deuxième guerre mondiale le trouve à la tête de la plus importante organisation catholique de publications dans toute la Pologne. Avec une patience et une soumission aussi héroïque qu'admirable, saint Maximilien-Marie Kolbe accepta l'entière destruction de son oeuvre par les Nazis. Condamné aux travaux forcés dans le camp de mort d'Auschwitz, il fut un rayon de soleil pour les prisonniers. En 1941, la veille de la fête de l'Assomption le Saint mourut dans le bunker de la faim, après avoir offert sa vie pour sauver celle d'un brave père de famille condamné à mort.
Voici, glanée dans ses écrits spirituels, sa recette de sainteté: «v égale V. C'est la formule qu'il donne et explique longuement. En peu de mots, elle signifie: «Si je veux ce que Dieu veut, je serai un saint.»
Tiré de la notice biographique sur une image de saint Maximilien-Marie Kolbe, aux éditions Magnificat. Et un résumé O.D.M. -- Cortège Marial, par les Frères Maristes, 2e édition, 1954
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LE Bx ALAIN DE LA ROCHE 

Le bienheureux Alain de la Roche naquit en Bretagne, le 8 septembre, vers l'année 1428. Il prit l'habit de Saint-Dominique au couvent de Dinan, et y fit profession. Lui-même avoue humblement dans ses écrits que les commencements de sa vie religieuse ne répondirent pas à l'idéal qu'il en conçut depuis. Il quitta son pays natal pour rechercher la pratique de l'observance primitive, et alla demander aux couvents de Hollande la science de la vie surnaturelle.

Le trait distinctif de sa vertu fut une tendre et filiale dévotion à Marie. Il aimait si cordialement sa Mère du Ciel, qu'il ne pouvait penser qu'à Elle, et ne pouvait rien dire, ni entreprendre, ni terminer qu'il ne L'eût saluée par l'Ave Maria. Un de ses disciples a écrit que "sans cesse cette prière revenait sur ses lèvres dans ses prédications, dans ses entretiens privés, dans ses voyages et dans ses travaux." Cet attrait remarquable pour le culte de Marie le préparait, à son insu, à la mission dont il allait être investi: celle de ressusciter la dévotion presque oubliée du Rosaire. Et cependant cette mission, qui allait faire sa gloire, remplit un court espace de temps, deux ans environ.
On le voit, en attendant, enseigner dans les écoles dominicaines de philosophie et de théologie. Dans ces fonctions, il porta sans doute sa dévotion au Rosaire; mais c'est seulement deux ans avant sa mort que Marie lui apparut dans tout l'éclat de Sa beauté céleste et lui confia la mission de prêcher la pratique du Rosaire. Elle lui prédit des épreuves; mais Elle le soutint par cette parole: "Confie-toi en Ma protection maternelle, Je ne t'abandonnerai jamais." Il en vint à réciter plusieurs Rosaires chaque jour, s'infligeant un coup de discipline à chaque Ave Maria.
Il a raconté lui-même que sa sainte Mère lui apparut plusieurs fois pour stimuler son zèle, et lui faire prêcher le Rosaire, pour écarter les fléaux qui menaçaient l'Église: Luther allait paraître. Il parcourut nombre de provinces en France, en Flandre, en Saxe, et obtint, malgré les efforts de l'enfer, de merveilleux succès. Rien de plus palpitant que l'histoire de ses combats et de ses travaux, où il fut soutenu par de nombreuses visions et par le don des miracles. Il mourut au jour qu'il avait désiré, celui même de sa naissance, 8 septembre 1475.
                     "Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"