mercredi 18 avril 2018

19 Avril : SAINT ELPHÈGE, Archevêque de Cantorbéry, Martyr

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile 
et la vie des Saints qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)

SAINT ELPHÈGE


Archevêque de Cantorbéry, martyr

Saint Elphège – né en 954- sortait d'une famille distinguée d'Angleterre. Il reçut une excellente éducation et ne tarda pas, malgré la voix de la chair et du sang, à quitter le monde pour la solitude puis ensuite pour le cloître, à la demande de bons religieux qui voulurent se mettre sous sa direction. Le saint abbé exigea que la règle fût observée à la lettre, et DIEU vint à son aide par un miracle, pour soumettre à la ferme conduite plusieurs moines d'abord récalcitrants. 

Son mérite le fit placer bientôt, malgré les réclamations de son humilité, sur le siège épiscopal de Winchester, et plus tard sur le siège archiépiscopal de Cantorbéry, où il succéda à saint Dunstan. 

Sa vie resta celle d'un moine. Il se levait régulièrement à minuit et priait longtemps pieds nus. Ses grandes austérités n'enlevaient rien à la douceur de son caractère; ses aumônes étaient abondantes, sa charité sans bornes. 

Elphège, pendant une irruption des Danois en Angleterre, se dévoua pour le salut de son peuple. Il alla trouver les barbares, et, après avoir traité avec eux du rachat des captifs, il leur annonça l'Évangile. Un bon nombre se convertirent à sa parole; mais les autres, plus furieux, s'avancèrent jusqu'à Cantorbéry pour l'assiéger. 

Le saint Pontife voulut être à son poste. Durant le siège, il ne cessa d'exhorter ses brebis à s'armer de courage contre tous les événements et à défendre leur foi jusqu'à la mort. DIEU permit que la ville cédât à la force; les assiégés furent passés en masse au fil de l'épée. Elphège courut sur le théâtre du massacre, espérant apaiser les vainqueurs :  

"Épargnez ces innocents, s'écria-t-il. Quelle gloire y a-t-il à répandre leur sang? Tournez contre moi toute votre indignation; je me la suis méritée en rachetant vos prisonniers." 

Les Danois farouches, irrités de cette sainte liberté, se saisissent de lui, l'accablent de mauvais traitements, incendient devant lui sa cathédrale, égorgent ses moines et le jettent en prison. Frappé à coups de hache et lapidé, pendant son supplice, il priait pour ses bourreaux.

Il y était depuis sept mois quand l'armée des barbares fut décimée par une maladie épidémique. Leur fureur était passée, il comprirent que c'était le châtiment de leur cruauté et se rendirent à la prison de l'archevêque le conjurant de prier pour eux. Les prières du saint firent cesser le fléau, mais n'ayant point d'or pour sa rançon, il fut remis en prison par ces cupides barbares. 

Elphège leur prédit alors les châtiments de DIEU; il se jetèrent sur lui, le renversèrent à coups de haches et l'écrasèrent de pierres. Pendant son supplice, il priait pour les auteurs de sa mort. Un Danois qu'il avait baptisé, se crut humain de le délivrer en lui fendant la tête, le 19 avril 1012.

Pratique : Ne reculez pas devant les services à notre prochain à cause de la gêne et des sacrifices qu'ils vous imposent.

"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

dimanche 8 avril 2018

9 Avril : SAINT JEAN L'AUMONIER, Patriarche d'Alexandrie

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
                          qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
                 (Saint François de Sales)


Saint Jean, surnommé L'Aumonier à cause de ses aumônes extraordinaires, naquit dans l'île de Chypre ; il s'engagea de bonne heure dans les liens du mariage et perdit son épouse et ses enfants.

Libre de tous liens, il distribua sa fortune aux pauvres et ne s'occupa plus que des exercices de la piété chrétienne.  Sa réputation de sainteté lui valut d'être choisi pour patriarche d'Alexandrie, l'an 608. 

Son premier soin, dans cette éminente dignité, fut de se procurer une liste exacte des pauvres, qu'il appelait ses maîtres et ses seigneurs, parce que JÉSUS-CHRIST leur a donné le pouvoir d'ouvrir les portes du ciel. 

Il s'en trouva sept mille cinq cents : il les prit sous sa protection et se chargea de pourvoir à leurs besoins. Il employait deux jours de la semaine à terminer les différends, à consoler les affligés, à soulager les malheureux. 

Un homme qu'il avait soulagé lui témoignant sa reconnaissance, il l'interrompit en lui disant : « Mon frère, je n'ai point encore répandu mon sang pour vous, ainsi que JÉSUS-CHRIST, mon Sauveur et mon Dieu, me l'ordonne. » 

Sa charité franchit les bornes du diocèse d'Alexandrie, et il ne put assurément y suffire sans miracles. Jean ne se rebutait point de donner deux et trois fois aux mêmes personnes qui le sollicitaient. Un jour, quelqu'un pour l'éprouver, se présenta trois fois de suite sous différents costumes pauvres ; le patriarche, averti, n'en donna pas moins toujours, disant : «C'est peut-être JÉSUS-CHRIST déguisé en mendiant qui veut éprouver ma charité. » 

Si l'on était tenté de s'étonner de tant de libéralités, il faudrait se rappeler que la terre et tous ses biens sont au SEIGNEUR. Au reste, un fait de sa jeunesse explique tout.  Il avait quinze ans, quand la Miséricorde lui apparut une nuit, sous la forme d'une vierge, et lui dit : « Je suis la première des filles du grand roi ; si tu veux m'épouser, je te donnerai accès auprès de lui, car je lui suis familière ; c'est moi qui l'ait fait descendre du ciel sur la terre pour sauver les hommes. » 

Pour éprouver la réalité de la vision, le lendemain matin, il donna son habit à un pauvre qui passait, et aussitôt un inconnu vint lui présenter un sac de cent pièces d'or.  Depuis ce temps, quand il faisait quelque aumône, il se disait toujours : "Je vais voir si JÉSUS-CHRIST accomplira sa promesse en me donnant cent pour un. » II fit cette épreuve tant de fois, qu'à la fin il ne disait plus ces paroles,  mais ressentait toujours l'effet de la promesse divine. 

Bien que Jean donnât par fortes sommes, par grandes quantités, il recevait toujours bien davantage. Autant il était libéral pour les autres, autant il était pauvre et dur pour lui-même. Sa vie est pleine de mille traits merveilleux de charité. 

Jean mourut vers l'an 619. 

Pratique.
  Faites l'épreuve des promesses divines envers les cœurs charitables. 

                                                 "Ô Marie conçue sans péché, 
                                  priez pour nous qui avons recours à Vous"

samedi 7 avril 2018

8 Avril : SAINT PERPET ou PERPÉTUS, Évêque de Tours / Bse MARIA ASSUNTA, Franciscaine, Missionnaire de Marie

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
                          qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
                 (Saint François de Sales)


Saint Perpétus,  originaire d'une famille sénatoriale d'Auvergne, dans la première moitié du Ve siècle, fut désigné par l'éclat de ses vertus au clergé et au peuple de Tours pour gouverner leur église, en 461, et ou peut le regarder sans aucun doute comme l'un des plus saints et des plus illustres pontifes d'un diocèse qui en posséda un si grand nombre.

La gloire de l'épiscopat de Saint Perpétus, ce fut son amour pour Saint Martin et pour la basilique qu'il avait fait construire en son honneur, basilique que les auteurs et les poètes de l'époque comparent au temple de Salomon et regardent comme une des merveilles du monde.

La construction de ce temple, digne du saint qui devait y être honoré, dura vingt-deux ans ; sa consécration se fit avec une grande solennité;  Perpétuy avait invité un grand nombre d'évêques et de religieux.

Lorsqu'on voulut exhumer le corps de Saint Martin pour le transporter dans le sanctuaire du nouvel édifice on éprouva des difficultés insurmontables, et l'on ne put remuer le cercueil ; le projet allait être abandonné, quand un vieillard inconnu, revêtu du costume d'abbé, s'approcha et dit : "Ne voyez-vous pas que Saint Martin est prêt à vous aider?". 

Et aussitôt, de ses mains, il souleva sans effort le corps du bienheureux. C'était sans doute un ange envoyé du ciel. De nombreux miracles s'opérèrent au tombeau de Saint Martin, et depuis ce temps le nom de Saint Perpétus se trouva lié à toutes les gloires de la superbe basilique.

Le saint évêque de Tours bâtit beaucoup d'autres églises ; de là vient qu'on le représente avec un édifice sacré sur la main, symbole qui convient fort bien, du reste, à l'un des plus grands bâtisseurs d'églises qui aient jamais existé. 

Saint Perpétus aima les pauvres, son clergé et son Église d'un ardent amour, comme son testament en fait foi. Voici quelques lignes de ces pages vraiment épiscopales : "Au nom de JÉSUS-CHRIST. Ainsi soit-il. Moi, Perpétus,  pécheur, prêtre de l'Église de Tours, je ne veux pas partir de ce monde sans laisser un testament, de peur que les pauvres ne soient privés des biens dont la bonté du Ciel m'a libéralement doté, et de peur que les biens d'un prêtre ne passent à d'autres familles qu'à mon Église. Je donne et lègue à tous les prêtres, diacres et clercs de mon Église la paix de NOTRE SEIGNEUR, JÉSUS-CHRIST.

Ainsi soit-il. Que le SEIGNEUR JÉSUS détruise du souffle de sa bouche tous les impies. Ainsi soit-il, ainsi soit-il! Paix soit à l'Église, paix soit au peuple, à la ville et à la campagne... Pour vous, mes frères bien-aimés, ma couronne, ma joie, mes seigneurs, mes enfants, pauvres de JÉSUS-CHRIST, indigents, mendiants, malades, orphelins, veuves, vous tous, je vous fais et constitue mes héritiers... " 

Le fidèle imitateur de Saint Martin mourut vers l'an 490. 

Pratique. Faites du bien aux pauvres ; favorisez la construction et l'embellissement des églises. 


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BIENHEUREUSE MARIA ASSUNTA 
Franciscaine, Missionnaire de Marie 
(1878-1905)


Maria Assunta Pallotta naissait à Force, dans les Marches d'Ancône, le 20 août 1878.  Issue d'une famille pauvre, aînée de cinq enfants, elle travailla tôt comme manœuvre chez les maçons afin d'aider ses parents. Malgré son labeur acharné, la pieuse jeune fille s'imposait de rudes mortifications; elle jeûnait trois fois la semaine, mangeait sa soupe sans assaisonnement, portait un cilice qui souvent la blessait jusqu'au sang et dormait sur des briques. 

Agée de 20 ans, elle est admise chez les Franciscaines Missionnaires de Marie, où elle se livre avec ferveur à tous les exercices de la communauté. Les journées ne suffisant pas à son zèle, la Bienheureuse donne une partie de ses nuits à Dieu. On la voyait se lever doucement, s'agenouiller et prier au pied de son lit. 

Elle répétait souvent: "Pour JÉSUS, comme JÉSUS veut." Telle est sa réponse invariable devant la consolation ou l'épreuve, la joie ou la douleur. 

L'humilité lui semble naturelle.  Les travaux serviles lui reviennent de droit et lorsqu'on la réprimande, fut-ce par erreur,  Sœur Maria Assunta  remercie par un gracieux et aimable sourire. Mieux que de se mépriser, elle s'ignore et elle aime. 

Devant JÉSUS-EUCHARISTIE, elle s'abîme dans la prière et la contemplation; immobile, les yeux fixés sur l'Hostie, son regard paraissait transpercer l'apparence du pain eucharistique et son âme semblait absorbée dans le face à face de l'au-delà. 

En 1904, peu après sa profession perpétuelle, elle apprend son prochain départ pour la Chine, des larmes de bonheur lui montent aux yeux. Là, la moisson réclame tout son dévouement. Le nombre des orphelines à soigner se chiffre à 400.  Sœur Maria Assunta y met tout son cœur et assume le travail de la cuisine. 

Dans ce pays lointain, elle continue à accomplir des choses très ordinaires avec la plus grande perfection, rigoureusement fidèle aux plus petits détails de la Règle. Après sa mort, on retrouva ces paroles écrites de sa main: "Faire tout pour le seul amour de DIEU, je voudrais l'écrire avec mon sang." 

Au printemps 1905, le typhus sévit à l'orphelinat. Déjà, 4 religieuses succombent en quarante jours. Le 19 mars,  Sœur Maria Assunta doit s'aliter. Elle attendra dans des souffrances indicibles l'heure choisie par DIEU pour l'éternelle récompense. 

Le 7 avril, vingt minutes avant son dernier soupir, un parfum mystérieux et indéfinissable imprégna la chambre de l'agonisante, se répandit bientôt dans toute la maison pendant 3 jours. Ses funérailles revêtirent une allure de fête. Comme l'écrivait sa mère supérieure: " Sœur Maria Assunta n'avait passé que neuf mois au Chansi, mais ce temps avait suffi pour faire connaître à tous sa grande vertu." 

Son testament spirituel se renferme dans cette phrase qu'elle a si bien vécue: "Je demande au SEIGNEUR la grâce de faire connaître au monde la pureté d'intention, qui consiste à faire tout par amour de DIEU, même les actions les plus ordinaires." 

                                                           "Ô Marie conçue sans péché, 
                                              priez pour nous qui avons recours à Vous"

vendredi 6 avril 2018

7 Avril : SAINT HÉGÉSIPPE / Le Bienheureux HERMANN DE STEINFIELD, dit HERMANN-JOSEPH, Prémontré

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
                          qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
                 (Saint François de Sales)


Saint Hégésippe vivait peu de temps après les apôtres et devint, par son baptême, membre de l'Église de Jérusalem ; il voyagea ensuite à Rome et en Orient, travaillant à l'édification de l'Église par ses recherches et par ses écrits.

Nous avons à regretter la perte de son Histoire de l'Église en cinq livres, qui commençait à la Passion du SAUVEUR et se terminait à l'époque même où il écrivait.  Saint Jérôme nous a laissé de ce pieux et savant auteur un témoignage très avantageux.   

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LE BIENHEUREUX HERMANN-JOSEPH

Prémontré

Les Fiançailles Mystiques du Bx Hermann-Joseph avec la Mère de Dieu

Le Bienheureux Hermann de Steinfield dit Hermann-Joseph, à cause de sa chasteté, eut pour patrie la ville de Cologne.

Son enfance fut remarquable par une piété vraiment angélique ; il passait longtemps chaque jour dans les églises, devant l'image de Marie, à laquelle il confiait, ainsi qu'à son divin Enfant, avec une naïveté charmante, tous ses petits secrets, ses petits chagrins, ses désirs. 

Il disait souvent, en terminant sa visite : « Mon cher petit JÉSUS, je resterais bien avec vous et avec votre Sainte Mère ; mais il faut que j'aille à l'école; bénissez-moi et pensez à moi en attendant mon retour! 

Un jour, il présenta une pomme à la Sainte Vierge, et la statue étendit sa main pour la recevoir. Tout enfant, il jouissait déjà de visions et de révélations célestes, et une fois il passa plusieurs heures dans un pieux entretien avec JÉSUS et Marie. 

Dès l'âge de douze ans, Hermann se présenta aux Prémontrés, qui l'acceptèrent dans leur Ordre. Après ses études, il remplit successivement avec régularité et charité les offices de réfectorier et de sacristain. 

Les grâces extraordinaires étaient pour lui quotidiennes; il était sans cesse embaumé de parfums célestes ; Marie lui apparut et mit l'Enfant-JÉSUS dans ses bras ; une autre fois elle lui fit savoir qu'elle était très heureuse qu'on lui donnât le surnom de Joseph, qu'il n'osait accepter par humilité. 

Cette humilité était si parfaite, qu'il se croyait digne de l'anathème éternel, qu'il s'appelait un zéro, une pomme pourrie, un poids inutile pour la terre ; il ne se plaisait qu'à porter des habits usés et des chaussures rapiécées. 

DIEU lui envoya des croix si terribles et des souffrances si aiguës, qu'il devint comme une image vivante de JÉSUS crucifié. Jamais une plainte ne sortit de sa bouche ; il souffrit tout, le sourire sur son visage ; il ajoutait même à ces croix des sacrifices volontaires et de terribles mortifications. 

Son historien, voulant donner une idée de sa charité, dit que son cœur était comme un hôpital général où tous les affligés et les misérables trouvaient place. Il fut réuni au ciel à JÉSUS et à Marie le 7 avril 1230. 

Pratique. Ayez une piété tendre, naïve, enfantine, envers JÉSUS et Marie. 

       "Ô Marie conçue sans péché,
 priez pour nous qui avons recours à Vous"

6 Avril : SAINT CELESTIN, Pape / SAINT GUILLAUME DE PARIS, Abbé au Danemark

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
                          qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
                 (Saint François de Sales)


À la mort du Pape Saint Boniface, on élit à l'unanimité Célestinromain de naissance et proche parent de l'empereur Valentinien. Le nouveau Pontife gouverna l'Église pendant dix ans avec une sollicitude et une prudence admirables.

"Ma vigilance pastorale, écrivait-il, n'est point bornée par les lieux; elle s'étend à tous les pays où l'on adore JÉSUS-CHRIST." En exerçant cette vigilance, il avait surtout à cœur le salut des âmes:

"Accordez l'absolution, écrivait-il à quelques évêques, à tous ceux qui la demanderont sincèrement à l'article de la mort: la contrition dépend moins du temps que du cœur."

Mais ce qui mit en relief le zèle et l'autorité du grand Pontife, ce fut la manière dont il combattit l'hérésie de Nestorius, patriarche de Constantinople. Ce malheureux, voyant sa doctrine condamnée par les orientaux, se tourna vers l'Occident, et il écrivit à Rome deux lettres où il déguisait ses sentiments sous des expressions captieuses.

Célestin, prévenu en même temps par saint Cyrille d'Alexandrie, assembla un concile à Rome; on y examina les écrits de Nestorius, et on condamna ses blasphèmes contre l'unité de personne en JÉSUS-CHRIST. Le Pape nomma Cyrille son commissaire en Orient, et il le revêtit de toute son autorité pour agir en son nom. L'hérésiarque refusant de se soumettre, on convoqua le concile d'Éphèse. Cette assemblée, présidée par les légats de Célestin, à la tête desquels se trouvait Cyrille, excommunia Nestorius et le déposa.

Une autre question s'éleva dans les Gaules: quelques-uns y attaquaient la doctrine de Saint Augustin sur la nécessité de la grâce. Le Pape prit la défense du grand évêque d'Hippone, dans une lettre écrite aux évêques de ce pays.

"Nos prédécesseurs, disait-il, l'ont toujours regardé comme un des plus grands Docteurs de l'Église; sa mémoire ne pourra plus être flétrie par les clameurs de quelques-uns. Il suffit de savoir et de croire que l'enseignement traditionnel des Apôtres attribue à la grâce de JÉSUS-CHRIST aussi bien le commencement que la fin de nos œuvres.  Nul catholique ne peut s'écarter de cette règle."

Pour étouffer dans la Grande-Bretagne les semences du pélagianisme, il chargea Saint Germain, évêque d'Auxerre, et Saint Loup, évêque de Troyes, de préserver ce pays du danger qui le menaçait. Ce fut aussi Célestin qui envoya Saint Pallade prêcher l'Évangile aux Scots, et Saint Patrice aux Irlandais.

Après un règne de dix ans, ce grand Pape mourut le 1er août 432. L'église Sainte-Praxède possède une partie de ses reliques. 

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SAINT GUILLAUME DE PARIS

Abbé au Danemark 

Saint Guillaume naquit à Paris l'an 1104. Il fut élevé et instruit au couvent de Saint-Germain-des-Prés et se fit remarquer dès sa jeunesse par les brillantes qualités de son esprit et de son cœur. 

Nommé chanoine de Sainte-Geneviève, il eut à subir la jalousie de ses frères et se retira à l'institut des Chanoines réguliers de Saint-Augustin, nouvellement établi. 

On peut dire qu'il fut de tous le plus fervent dans l'observation de la règle ; tout son temps était occupé à la lecture, à la prière et à la contemplation; il était heureux de manger le pain de son et d'orge de la communauté avec des herbes amères pour tout assaisonnement, et il savait ajouter largement aux pénitences communes. 

Une nuit, JÉSUS-CHRIST apparut à Guillaume et lui dit : « Guillaume, tu dois aller pour mon service dans une île éloignée ; tu y endureras de grandes peines, mais après les avoir vaincues par ma grâce, tu viendras régner avec moi dans le ciel. » Peu après, Waldemar, roi de Danemark, fils de saint Canut, fit demander à Paris des chanoines réguliers, et Guillaume fut envoyé avec trois autres compagnons. 

Il eut un rôle difficile à remplir, celui de réformer un monastère abandonné au relâchement. Ses trois compagnons, vaincus par la violence du froid, retournèrent à Paris, et Guillaume eut contre lui tous les religieux de l'ancien couvent, qui s'acharnèrent à le décourager et à le faire partir. 

Le démon lui-même n'épargna rien pour le vaincre ; il mit un jour le feu à sa chambre, si bien que Guillaume ne peut se sauver que miraculeusement.

Son humilité, sa patience, ses austérités, sa soumission à la volonté de DIEU furent si admirables, qu'elles changèrent enfin le cœur de ces religieux dévoyés qui avaient longtemps voulu le perdre et l'assassiner. 

En récompense de tant de mérites, DIEU glorifia son serviteur dès cette vie, par de nombreux miracles et même par la résurrection d'un mort. Il fut averti de l'époque de sa mort sept ans à l'avance et s'y prépara par un redoublement de prières et d'austérités ; il fut réjoui quelque temps avant son trépas par la visite de JÉSUS-CHRIST, qui s'entretint délicieusement avec lui. 

Guillaume quitta la terre le 6 avril 1202. 
 
Pratique. Soyez prêt à toutes les épreuves et ne vous laissez jamais ébranler; DIEU sera avec vous.

"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

mercredi 4 avril 2018

5 Avril : SAINT VINCENT FERRIER, Missionnaire

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
                          qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
                 (Saint François de Sales)


Cet apôtre extraordinaire naquit à Valence, en Espagne, l'an 1357.  Sa mère, avant sa naissance, eut quelque révélation extraordinaire sur son avenir. Inquiète, elle consulta un saint personnage et en reçut l'assurance que cet enfant prédestiné serait un grand saint dont l'éloquente parole ferait fuir les loups et ramènerait au bercail les brebis égarées.


Tout petit enfant, il réunissait ses camarades, leur parlait du Bon DIEU et de la Sainte Vierge avec tant d'onction et d'amour, qu'ils en étaient touchés.

Après avoir édifié quelques années le couvent des Dominicains de Valence, il fit ses premiers essais dans la prédication, et l'on accourut bientôt de loin pour entendre une parole si apostolique. Il puisait son éloquence dans les plaies sacrées du SAUVEUR et dans les lumières de l'oraison.

Un jour qu'il devait prêcher devant un grand seigneur, il se prépara, contre son ordinaire, plus par l'étude que par la prière; son sermon fut remarquable. Mais le lendemain, prêchant devant le même seigneur, après une longue préparation aux pieds du crucifix, il parla avec beaucoup plus de chaleur et d'onction. Le prince lui en demanda la raison : Monseigneur, dit le Saint, c'est VINCENT qui a prêché hier, et c'est JÉSUS-CHRIST qui a prêché aujourd'hui. »


Vincent avait quarante ans quand il entra pleinement dans sa vocation de missionnaire, après avoir été guéri d'une grave maladie par NOTRE-SEIGNEUR.  Un bâton d'une main, un crucifix de l'autre, il parcourut à pied presque toutes les provinces de l'Espagne, de la France et de l'Italie, instruisant, édifiant, convertissant les foules ; il alla jusqu'en Angleterre, en Ecosse et en Irlande, répandre la semence de la parole divine.

Les églises ne suffisant pas à contenir la foule de ses auditeurs, il prêchait ordinairement sur les places publiques et en pleine campagne. On compte que ce prédicateur tout divin convertit vingt-cinq mille juifs et autant de musulmans, et retira du vice plus de cent mille pécheurs.

DIEU renouvela pour lui le miracle des premiers jours de l'Église : Vincent ne prêchait qu'en latin et en espagnol, et tous ses auditeurs, quels qu'ils fussent, le prenaient dans leur langue.

Son triomphe était la prédication des fins dernières; il fut l'apôtre du jugement dernier, et les foules frémissaient de terreur dès qu'il répétait ces paroles du Prophète : « Levez-vous, morts, et venez au jugement. »


Quand Vincent prêchait en quelque lieu, les marchands de disciplines, de cilices et autres instruments et mortification accouraient et ne pouvaient suffire à satisfaire les acheteurs. Tous les jours après le sermon son compagnon sonnait les miracles, et on apportait les malades en foule.

Il ressuscita un enfant que sa mère avait coupé en morceaux et dont elle avait fait cuire une partie.

VINCENT FERRIER mourut à Vannes, en Bretagne, le 5 avril 1418.

Pratique: Cherchez inspiration et conseil dans les plaies de JÉSUS crucifié.

"Ô Marie conçue sans péché, 

priez pour nous qui avons recours à Vous"

mardi 3 avril 2018

Réponse d'une catholique aux Réponses catholiques (Esprits des airs)

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Le redacteur semble pressé de se faire plaisir et ne s'inquiète pas du desarroi contenu dans la question. Le manque de charité du redacteur est patent.

Quand on sait que Saint Paul (le grand Saint Paul) nous apprend que les esprits mauvais (les démons) sont répandus dans l'air (Eph 6, 12-13). Et il nous recommande de nous armer de la foi et des sacrements pour ce combat spirituel. Quand on sait que dans l'exorcisme de Saint Michel par le Pape Leon XIII il est fait mention de la Lettre aux Ephésiens, que nous la retrouvons dans les Complies et d'autres prières catholiques, lire sous la plume d'un "théologien" je cite : Prétendre qu’il y a des esprits des airs est complètement erroné. C’est, ni plus ni moins, que du paganisme, et donc un péché contre le premier Commandement, celui contre l’idolâtrie. nous plonge dans un abime de perplexité. C'est faire bien peu de cas du salut d'autrui.

Car enfin, est-ce bien serieux d'accuser de paganisme celui qui déplore des attaques malévoles.  Nous savons qu'il est de bon ton, par les temps qui courent, de nier l'existence de l'ennemi des âmes -  connu comme le diable, lucifer, satan -, or ce faisant on nie tout bonnement l'existence de Saint Michel -qui l'a précipité en enfer (créé pour lui, le demon, et ses mauvais anges après leur révolte), si Saint Michel n'existe pas, il n'y a pas eu de combat, ni de raison de ce combat -dont nous savons que c'est la naissance de Dieu fait homme, il n'y a pas non plus de Vierge pour le mettre au monde, puisqu'Il n'est pas né, pas non plus de creation, pas non plus de Paradis où aurait été les premiers parents, donc pas de Createur de tout cela.

Nous ne pensons pas traduire ici la pensée du rédacteur; il aura montré simplement un peu d'empressement en satisfaisant au respect humain dans sa réponse.

CC

Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous

4 AVRIL : SAINT ISIDORE, Archevêque de Séville, Père de l'Église

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
                          qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
                 (Saint François de Sales)


SAINT ISIDORE, frère et successeur de Saint Léandre sur le siège archiépiscopal de Séville, était de famille princière ; il eut aussi pour frère Saint Fulgence et pour sœur Sainte Florentine, vierge et religieuse,  illustre par ses chants sacrés.

On rapporte que la nourrice d'Isidore l'ayant laissé seul un instant dans le jardin de son père, il fut environné d'un essaim d'abeilles, dont quelques-unes se posèrent sur son visage et sur ses lèvres sans lui faire aucun mal : présage des flots de persuasive éloquence qui devaient couler un jour de la bouche du grand docteur.

Il fut confié, jeune encore à son frère aîné, Léandre  qui l'aimait comme un fils, mais qui usa envers lui d'une grande sévérité. On jour, Isidore, découragé par l'insuccès de ses efforts et rebuté par les énergiques corrections de l'archevêque, s'enfuit de l'école de Séville. Après avoir erré quelque temps dans la campagne, exténué de soif et de fatigue, il s'assit auprès d'un puits et se mit à regarder avec curiosité les sillons qui en creusaient la margelle.

Il se demandait d'où provenait ce travail, lorsqu'une femme qui venait chercher de l'eau au puits, touchée de la beauté et de l'humble innocence de l'écolier, lui expliqua que les gouttes d'eau, en tombant sans cesse sur le même endroit, avaient creusé la pierre.

Alors l'enfant rentra en lui-même et se dit que si la dureté de la pierre se laissait ainsi creuser goutte à goutte par l'eau, son esprit finirait bien aussi par subir l'empreinte de l'enseignement. Il retourna auprès de son frère et acheva son éducation de façon à posséder bientôt le latin, le grec et l'hébreu, et à devenir le collaborateur actif de Léandre dans l'œuvre de la conversion des ariens.

Son zèle et sa science irritèrent tellement ces hérétiques, qu'ils résolurent de le tuer; mais la Providence le tira de leurs mains. C'est alors que, pour approfondir encore davantage la science de la foi, il entra dans un monastère, où il s'adonna autant aux vertus religieuses qu'à l'étude.

A la mort de Léandre, il était tout désigné pour le remplacer, et il fut reçu par les unanimes applaudissements du peuple. Pendant que tous se réjouissaient de son élévation, lui seul pleurait. Dès qu'il eut ceint la mitre et pris en main la houlette pastorale, sa vie ne fut plus qu'un perpétuel sacrifice, et il ne cessa de se dépenser pour son troupeau, au point qu'il est incompréhensible comment la vie d'un homme si occupé par le ministère extérieur a pu suffire à tant de savants écrits qu'il a légués à la postérité.

Prévenu par le Ciel de son prochain trépas, il se fit porter à l'église, quitta ses vêtements, se fit donner un cilice et s'étendit sur la cendre ; puis il reçut le Saint Viatique, demanda pardon à tous de fautes qu'il n'avait point commises, et s'endormit dans le SEIGNEUR en bénissant une dernière fois son peuple,  le 4 avril 638.

Pratique. Ne vous laissez pas aller au découragement; recourez à DIEU, il vous soutiendra.

"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

lundi 2 avril 2018

3 Avril : SAINT RICHARD, Évêque de Chichester

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
                          qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
                 (Saint François de Sales)


Saint Richard naquit l'an 1197, en Angleterre. Ses parents occupaient alors un rang élevé et jouissaient d'une belle fortune ; mais ils tombèrent dans une misère si profonde, qu'après leur mort, leur fils aîné fut longtemps retenu en prison pour dettes.

Richard, son frère, travailla généreusement à sa délivrance ; mais il s'appauvrit lui-même au point d'être obligé de gagner sa vie comme valet de ferme. Bientôt il put aller à Paris continuer les bonnes études qu'il avait déjà faites dans sa jeunesse.

Il se lia d'amitié avec deux amis choisis, aussi pauvres que lui ; ils n'avaient qu'un manteau à tous les trois et se voyaient obligés de n'aller prendre leurs leçons que l'un après l'autre. Leur nourriture était plus que frugale, un peu de pain et de vin leur suffisait, et ils ne mangeaient de chair ou de poisson que le dimanche.

Cependant Richard assura depuis que ce fut là pour lui le beau temps, tant il était absorbé par la passion de l'étude. Ses succès furent prompts et remarquables, si bien qu'à son retour en Angleterre il professa fort brillamment à l'université d'Oxford.

Quelques années plus tard, sa modestie, sa chasteté, sa douceur et sa dévotion, lui attirèrent le respect et l'amour de tout le monde ; il fut élu chancelier de l'université. Nommé ensuite évêque de Chichester, il eut à subir quelque temps les vexations du roi Henri III, en guerre avec Rome, mais rétablit la paix par ses prières et ses procédés de conciliation.

Devenu désormais libre dans l'exercice de son ministère, il se fit remarquer par sa grande condescendance pour les petits et par sa miséricorde pour les pauvres. Comme on lui disait que ses dépenses excédaient ses revenus : « II vaut mieux, dit-il, vendre son cheval et sa vaisselle d'argent que de laisser souffrir les pauvres, membres de JÉSUS-CHRIST. »

Un jour, distribuant du pain, il en eut assez pour contenter trois mille pauvres, et il lui en resta pour cent autres qui survinrent après. Ces multiplications merveilleuses se renouvelèrent plusieurs fois. Une de ses maisons étant venue à brûler il n'en fut nullement troublé et ordonna d'augmenter les aumônes, de peur que cet accident ne fût la punition d'un défaut de charité pour les pauvres.

Il honorait les religieux et les embrassait souvent : « Qu'il est bon, disait-il, de baiser les lèvres qui exhalent l'encens des saintes prières offertes au Seigneur ! » II ne conférait de bénéfices à aucun de ses parents.

Comme on lui demandait pourquoi : "C'est, répondit-il, que JÉSUS-CHRIST n'a pas donné les clefs à Jean, son parent, mais à Pierre, qui ne lui était rien." II mourut le 3 avril 1253, en baisant le Crucifix et en invoquant Marie contre les ennemis du salut.

Pratique.  N'ayez pas d'inquiétude de l'avenir ; DIEU punit l'inquiétude et bénit la confiance.

"Ô Marie conçue sans péché, 
priez pour nous qui avons recours à Vous"

dimanche 1 avril 2018

2 Avril : SAINT FRANÇOIS DE PAULE, Fondateur de l'Ordre des Frères Mineurs

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 
                          qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
                 (Saint François de Sales)


C'est dans la petite ville de Paule, en Calabre, que naquit, en 1416, le Saint qui poussa l'humilité jusqu'à vouloir être appelé le plus petit, le Minime, parmi les enfants de JÉSUS-CHRIST.

François fut plus l'enfant de la grâce que de la nature, car il vint au monde contre toute espérance, et l'on aperçut pendant la nuit de sa naissance de vifs jets de lumière sur la toiture de la maison de ses parents, symbole du flambeau qui venait de paraître dans l'Église.

L'enfance de ce petit prédestiné fut tout extraordinaire ; les veilles et les abstinences lui furent inspirées du Ciel dès l'âge le plus tendre. Aussitôt après son lever, sa première pensée était de courir à l'église, où il passait la grande partie de ses journées, ne s'ennuyant jamais avec le Bon DIEU, comme il disait dans son naïf langage.

Admirons la belle réponse qu'il fit un jour à sa mère, qui le pressait, par un temps froid, de couvrir sa tête en récitant son rosaire : « Maman, lui dit-il, si je parlais à une reine, vous me commanderiez de me tenir nu-tête ; mais la sainte Vierge n'est-elle pas plus que toutes les reines, puisqu'elle est la Mère de DIEU et la Souveraine de l'univers ? »

Quand il eut treize ans, ses parents le placèrent pour un an dans un couvent de Saint-François ; sa vertu et sa régularité y furent confirmées par des miracles. Un jour, le frère sacristain l'envoie chercher du feu pour l'encensoir ; il y court et, n'ayant pas d'instrument, remplit sa robe de charbons ardents, qu'il dépose avec les doigts un à un dans l'encensoir, sans avoir ni sur les doigts ni sur son vêtement la moindre trace de brûlure.

A quatorze ans, François se fit ermite et s'enfonça dans un rocher profond, au bord de la mer, résolu d'y vivre et d'y mourir oublié des hommes. Mais DIEU, qui le voulait fondateur d'un Ordre religieux, lui envoya une foule de disciples, si bien qu'au bout de six ans il lui fallut bâtir un grand monastère où, nous dit un historien, François fit entrer plus de miracles que de pierres et de pièces de bois.

Rien de plus merveilleux que cette vie ; il guérit tant de malades qu'il faisait le désespoir des médecins; il ressuscita plusieurs morts; il traversa le bras de mer qui sépare la Calabre de la Sicile sur son manteau, avec deux de ses frères. Mais le plus grand des miracles, c'est sa sainteté elle-même.

Le jour, au milieu du travail et de la prière, il entrait souvent en extase et en ravissement ; la nuit, pendant que ses frères dormaient, il priait encore, et DIEU le fortifiait par des concerts célestes, des visions et des apparitions délicieuses.

François allait toujours nu-pieds, à travers les rochers, la neige et la boue; le cilice était son vêtement, le jeûne sa nourriture, la terre son lit. A l'imitation de NOTRE-SEIGNEUR, il passa des carêmes entiers sans prendre de nourriture.

François mourut en France l'an 1508, un vendredi, à trois heures de l'après-midi.

Pratique : Plus vous êtes humble, plus vous serez puissant auprès de Dieu.

                                                "Ô Marie conçue sans péché, 
                                    priez pour nous qui avons recours à Vous"