mardi 21 novembre 2017

22 Novembre : SAINTE CÉCILE, Vierge et Martyre

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)



C'est sous l'empereur Alexandre Sévère, vers l'an 230, que souffrit cette jeune sainte, l'une des fleurs les plus suaves de la virginité chrétienne et du martyre.

Fille d'un illustre patricien, seule chrétienne de sa famille, bien qu'elle eût consacré sa virginité à JÉSUS-CHRIST, elle dut se résigner à sortir de la maison paternelle, où elle vivait dans la prière, la lecture des livres saints et le chant des cantiques, qu'elle accompagnait de la harpe, pour épouser le jeune Valérien, noble et bon mais païen. 


Le soir des noces, quand les époux se trouvèrent seuls, 
Cécile s'adressa doucement à Valérien : « Ami très cher, lui dit-elle, j'ai un secret à te confier; mais peux-tu me promettre de le garder? » Ayant reçu le serment du jeune homme, elle reprit : « Écoute. Un ange de DIEU veille sur moi, car j'appartiens à DIEU. S'il voit que tu m'aimes d'un mauvais amour, il me défendra, et tu mourras; mais si tu respectes ma virginité, alors il t'aimera comme il m'aime, et sa grâce s'étendra aussi sur toi. »

Troublé, Valérien répondit : « 
Cécile, pour que je puisse croire à ta parole, fais-moi voir cet ange. — Si tu crois au vrai DIEU et si tu reçois le baptême des chrétiens, tu pourras voir l'ange qui veille sur moi. » Valérien accepta la condition, se rendit près de l'évêque Urbain, à trois milles de Rome, fut instruit, reçut le baptême et revint près de Cécile. Près d'elle, il aperçut un ange au visage lumineux, aux ailes éclatantes, qui tenait dans ses mains deux couronnes de rosés et de lis.

L'esprit bienheureux posa l'une de ces couronnes sur la tête de 
Cécile, l'autre sur la tête de Valérien, et leur dit: «Je vous apporte ces fleurs des jardins du ciel; conservez-les par votre pureté, et jamais elles ne perdront leur parfum. »

Valérien avait un frère nommé Tiburce ; au récit de ces merveilles, il abjura les idoles et se fit chrétien. Les deux frères furent bientôt dénoncés, demeurèrent invincibles dans la confession de leur foi et eurent la tête tranchée. 


Quant à 
Cécile, elle comparut elle-même devant le tribunal du préfet de Rome : « Quel est ton nom et quelle est ta condition? lui dit-il. — Devant les hommes, je m'appelle Cécile; mais chrétienne est mon plus beau nom. — Ne connais-tu pas la loi de mort portée contre les chrétiens? — Cette loi prouve que vous êtes cruels, et rien de plus. — Sacrifie aux dieux! — Tes dieux ne sont que des pierres, de l'airain ou du plomb.

N'osant pas livrer publiquement au supplice une femme de cette distinction, le préfet la fit reconduire chez elle et ordonna de la laisser mourir dans la salle de bains embrasée de vapeurs ; DIEU renouvela pour elle le miracle des Hébreux dans la fournaise. 


Le bourreau vint pour lui trancher la tête; mais il le fit si maladroitement, qu'elle ne mourut que trois jours après.
  Sainte Cécile est la patronne des musiciens.

Pratique:
 Aimez le chant des psaumes et des cantiques ; prenez part aux chants de l'église.

                       "Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous

lundi 20 novembre 2017

21 Novembre : LA PRÉSENTATION DE LA TRÈS SAINTE VIERGE AU TEMPLE

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)



Les parents qui aiment vraiment DIEU lui ont de tout temps consacré leurs enfants, avant et après leur naissance. Parmi les Juifs, existait de plus l'usage de consacrer quelquefois à DIEU les enfants en bas âge; on les amenait au temple, où avait lieu la cérémonie de la consécration, puis ils habitaient dans les dépendances du temple et servaient les prêtres et les lévites dans les fonctions de leur saint ministère. 

Nous avons des exemples de cette consécration spéciale dans la personne de Samuel et de quelques autres saints personnages. 

Il y avait aussi des appartements pour les femmes qui se dévouaient au service divin dans le temple. 

L'Évangile ne nous apprend rien de l'enfance de Marie; son titre de Mère de DIEU efface tout le reste, il dit tout à lui seul. Mais la Tradition est plus explicite ; elle nous apprend que la Sainte Vierge, dans son enfance, fut solennellement offerte à DIEU dans son temple. 

Cette présentation est le sujet de la fête qu'on célèbre aujourd'hui. Ce sacrifice de Marie enfant renferme toutes les conditions du plus parfait sacrifice : il a été prompt, généreux, joyeux, sans retour, sans réserve. 

Figurons-nous combien il dut être agréable au SEIGNEUR ! Marie n'avait encore que trois ans, mais son âme était déjà la merveille de la sainteté; la Trinité prenait en elle ses complaisances, et DIEU marquait le jour désormais prochain où elle ajouterait à tant d'autres gloires l'auréole incomparable de la maternité divine. 

Où mieux que loin du monde, dans l'enceinte du temple, Marie se fût-elle préparée à sa mission? Douze années de recueillement, de prière, de contemplation, telle fut la préparation de l'Élue de DIEU. 

Voici, d'après Saint Jérôme, comment se divisait la journée de Marie au temple : depuis l'aurore jusqu'à neuf heures du matin, elle priait; de neuf heures à trois heures, elle s'appliquait au travail des mains; ensuite elle se remettait à la prière, jusqu'au moment où arrivait l'ange qui lui apportait sa nourriture. 

Elle était toujours la première aux veilles, la plus appliquée à l'étude, la plus fervente dans le chant des psaumes, la plus zélée dans les œuvres de charité, la plus pure parmi les vierges ses compagnes, la plus parfaite dans la pratique de toutes les vertus. 

Remarquons que Marie, au jour de sa présentation, nous apparaît comme le porte-étendard de la virginité chrétienne. Après elles viendront des légions innombrables de vierges consacrées au SEIGNEUR, dans le monde ou à l'ombre des autels ; Marie sera leur éternel modèle, leur patronne dévouée, le guide sûr dans les voies de la perfection. 

Pratique. Que Votre personne, que votre vie, qui appartiennent au SEIGNEUR, lui soient entièrement consacrées.

                       "Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

dimanche 19 novembre 2017

20 Novembre : SAINT FÉLIX DE VALOIS, de l'Ordre de la Trinité / SAINT EDMOND, Martyr, roi d'Est-Anglie

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)



Saint Félix de Valois, petit-fils du roi de France Henri 1er, naquit le 9 avril 1127. Sa mère, avant sa naissance, vit en songe un bel enfant armé d'une croix et entendit une voix lui dire : "Cet enfant est le fils que vous allez mettre au monde ; il aura la gloire d'échanger le lys de France pour la croix de JÉSUS-CHRIST."

Pendant une famine, la nourrice du petit Félix eut l'inspiration de faire tracer à l'enfant avec sa main, le signe de la croix sur le pain que l'on distribuait aux pauvres, et ce pain se multiplia tellement, qu'on put en distribuer pendant plusieurs jours à tous les malheureux qui se présentaient. La nourrice lui fit aussi bénir les champs d'alentour, et les nuées du ciel, obéissant à la main de Félix, versèrent une pluie féconde qui ramena l'abondance. 


Cependant le jeune prince croissait en sagesse et en grâce devant DIEU et devant les hommes, et ne montrait aucun des défauts de l'enfance. Il aimait tant à faire la charité aux pauvres, qu'un de ses oncles l'appelait son grand aumônier.


Après ses études, qu'il fit à Clairvaux, sous la direction de Saint Bernard, Félix dut aller à la cour du roi de France, prit part à la croisade prêchée par le saint moine de Clairvaux, son maître; puis revenu à la cour il la quitta bientôt pour se réfugier au désert. Dans la solitude, il sentit son esprit s'illuminer de clartés nouvelles et son âme redoubler de vaillance dans la pratique des vertus évangéliques. 


Le démon lui déclara une guerre acharnée ; mais le Saint triompha de lui par la prière et les plus effrayantes mortifications. Félix, ayant désormais pour palais une misérable grotte, pour vêtement un cilice, pour mets des herbes amères, renouvela dans sa retraite les merveilles des Antoine et des Hilarion. 


Par la permission de DIEU, tous les dimanches un corbeau lui apportait un pain du ciel. Il habitait le désert depuis bientôt quarante ans, quand Saint Jean de Matha, de la part de DIEU, vint le trouver dans sa solitude, pour s'édifier par ses exemples. C'est alors que les deux Saints eurent la vision d'un cerf blanc portant au front une croix bleue et rouge, et qui venait se désaltérer à la fontaine voisine.


DIEU leur révéla l'explication de ce prodige; ils se disposèrent aussitôt à partir pour Rome, afin d'obtenir la fondation d'un institut dont les religieux, vêtus de blanc, porteraient sur la poitrine nue croix bleue et rouge, et travailleraient au rachat des captifs, que les Turcs d'Afrique retenaient par milliers dans les fers. 


Le pape Innocent III approuva le projet, l'Ordre fut fondé et produisit un bien immense. Saint Félix de Valois mourut quelques années après, le 4 novembre 1212, à l'âge de quatre-vingt-cinq ans. 


Pratique: 
Méditez cette parole de Saint Félix mourant : « Bienheureux le jour où j'ai quitté la cour pour le désert ! » 

==================

SAINT EDMOND 

Martyr 
Roi d'Est-Anglie 
(+ 870)

SAINT EDMOND ou EDME. Il était le roi d'un petit royaume de l'est de l'Angleterre que les Danois envahissaient souvent. Fait prisonnier lors d'une bataille dans le Suffolk, il refusa leurs conditions en particulier celle d'apostasier et périt décapité après avoir été criblé de flèches. Les Anglais lui donnèrent la couronne du martyr.  Il a laissé son nom à l'abbaye et à la ville de Bury-Saint-Edmund. 

                         "Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous

19 Novembre : SAINT ELISABETH DE HONGRIE, Veuve, Tertiaire de Saint-François

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)


Saint Elisabethfille d'André II, roi de Hongrie, naquit l'an 1207. Elle connut toutes les joies et toutes les grandeurs, mais aussi toutes les épreuves de la vie, et DIEU a donné en elle un modèle accompli aux enfants, aux jeunes filles, aux épouses, aux mères, aux veuves et aux religieuses, aux riches et aux pauvres. 

Après une enfance toute angélique, elle fut fiancée au jeune prince Louis de Thuringe; toutefois le mariage n'eut lieu que quelques années plus tard. 

Dès lors Élisabeth donnait tout ce qu'elle avait; elle allait sans cesse dans les cuisines du château pour recueillir les restes et les porter aux pauvres. Sa piété, son amour de DIEU la poussait au sacrifice, et elle s'élevait vers DIEU à toute occasion avec une facilité extraordinaire. 


Les deux jeunes époux, unis par la foi encore plus que par la tendresse, eurent toujours DIEU comme lien de leur affection; peu d'alliances furent mieux assorties et plus saintes que la leur. 

Louis était un prince éminent par ses vertus et sa sagesse ; mais Élisabeth ne lui cédait en rien. Elle était heureuse d'avoir pleine liberté pour ses œuvres de prière et de charité.  Sous ses riches vêtements, elle portait toujours un cilice ; tous les vendredis, et chaque jour, en carême, elle se faisait donner la discipline. 

La dévotion d'Élisabeth n'était ni triste ni exagérée au contraire, on ne la voyait jamais qu'avec un visage doux et aimable. Elle aimait à porter aux pauvres de l'argent et des provisions. Un jour qu'elle descendait par un petit sentier très rude, portant clans son manteau du pain, de la viande, des œufs et autres mets destinés aux malheureux, elle se trouva tout à coup en face de son mari : « Voyons ce que vous portez, lui dit-il; et en même temps il ouvre le manteau, qu'elle tenait serré contre sa poitrine; mais il n'y avait plus que des rosés blanches et rouges, ce qui le surprit d'autant plus que ce n'était pas la saison des fleurs. 


Parmi les malheureux, elle affectionnait surtout les lépreux ; elle lavait leurs plaies et les baisait à genoux. Un jour, elle soigna et plaça dans son propre lit un enfant souillé de la lèpre; son mari, prévenu contre elle, allait se livrer à l'impatience, quand à la place de l'enfant il aperçût JÉSUS crucifié. 

Quelle douleur pour Élisabeth, quand son royal mari partit pour la croisade! Elle souffrit la séparation avec un grand courage ; cette séparation devait être définitive, car on apprit bientôt la nouvelle de la mort du prince Louis. 

Élisabeth restait veuve avec quatre enfants. Alors commença sa vie d'incroyables épreuves. Chassée du château, réduite à la pauvreté la plus entière, méprisée, foulée aux pieds, elle sut se complaire en ses souffrances, et mourut à l'âge de vingt-quatre ans, sous l'habit du Tiers Ordre de Saint-François, le 19 novembre 1231.

Pratique.
 Puissiez-vous dire comme Sainte Élisabeth : « C'est JÉSUS-CHRIST qui vit en moi. » 

                     "Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

vendredi 17 novembre 2017

18 Novembre : SAINT ODON, Abbé de Cluny / DEDICACE DES BASILIQUES SAINT PIERRE ET SAINT PAUL

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Évangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)


Après avoir célébré, le 5 août, la Dédicace de Sainte-Marie-des-Neiges, plus connue sous le nom de Sainte-Marie-Majeure, le 29 septembre celle de Saint Michel et le 6 novembre celle de Saint-Jean-de-Latran, l´Église fête aujourd’hui´hui la Dédicace des basiliques de Saint-Pierre et de Saint-Paul à Rome. 

Tous ces anniversaires se placent pendant le Temps après la Pentecôte, période pendant laquelle nous donnons toutes nos pensées à l´Église dont nos temples sont l´image vivante. 


La basilique de Saint-Pierre au Vatican et celle de Saint-Paul-hors-les-Murs, construites toutes deux par les soins de Constantin à l´endroit même de leur martyre, le cèdent à peine en importance à celle de Saint-Jean-de-Latran. 

Saint-Pierre s´élève sur l´emplacement du cirque de Néron et sous son maître-autel reposent les restes sacrés du Chef des Apôtres; elle est devenue comme le centre du monde chrétien. Déjà remarquable au IVe siècle, elle fut agrandie plus tard, puis reconstruite au XVIe siècle, parce qu´elle tombait de vétusté. Elle fut consacrée par le pape Urbain VIII le 18 novembre 1626. 



La basilique de Saint-Paul est située à l´autre extrémité de la ville, sur le tombeau du grand Apôtre des nations. Ayant été presque complètement détruite par un incendie en 1823, cette église fut reconstruite avec une magnificence inouïe par les papes Grégoire XVI et Pie IX, et consacrée par ce dernier le 10 décembre 1854. On maintient néanmoins la célébration des anniversaires des deux Dédicaces sous la date primitive du 18 novembre. 

===========================

SAINT ODON
Abbé de Cluny



Saint Odon né vers l'an 870, était fils d'un seigneur de la plus haute noblesse, et fut, dès le berceau, consacré à saint Martin. Il montra, jeune encore, un grand amour pour la prière. Sa piété lui faisait regarder comme perdu le temps qu'il était forcé de donner à la chasse et aux autres amusements du siècle. 

A l'âge de dix-neuf ans, il reçut la tonsure et fut nommé à un canonicat de l'église de Tours. Après de brillantes et solides études, où il montra, en même temps qu'une haute intelligence, une vertu extraordinaire, couchant sur une natte et ne prenant qu'un peu de nourriture grossière, il fut séduit par la lecture de la règle de Saint Benoît et se décida dès lors à embrasser la vie monastique. 

Il fut plus tard élu abbé de Cluny, où il fit fleurir toutes les vertus religieuses : le silence, l'obéissance, l'humilité et le renoncement à soi-même. Ses exemples allaient de pair avec ses conseils on ses ordres. Il donnait tout aux pauvres, sans s'inquiéter du lendemain. Les enfants étaient surtout l'objet de sa prédilection ; il veillait avec un soin paternel, une douceur de mère, sur les mœurs, les études, le sommeil de tous ceux qui lui avaient été confiés. 

A Cluny, la "règle de Saint-Benoît était suivie avec zèle; les jeûnes, les abstinences, les chants, les offices, le silence presque absolu, le travail, remplissaient les journées des religieux. Les restes des repas étaient distribués aux pauvres et aux pèlerins. 

On y nourrissait de plus dix-huit pauvres par jour, et la charité y était si abondante, surtout dans le carême, qu'à l'une de ces époques de l'année on fit des distributions de vivres à plus de sept mille indigents. Dans les voyages si difficiles auxquels son zèle et ses1 fonctions l'obligèrent plus d'une fois, Odonne pensait qu'à secourir le prochain. 

Il descendait de son cheval pour faire monter à sa place les indigents et les -vieillards ; on le vit même porter le sac d'une pauvre femme. Pourtant, malgré tant de fatigues, à son dernier voyage de Rome il lassait tous ses jeunes compagnons par la rapidité de sa marche, et ils s'étonnaient qu'il eût, à soixante-sept ans, après une vie si austère, conservé tant d'agilité et de vigueur. 

Un jour DIEU récompensa le saint moine de sa ponctualité. La règle de Saint-Benoît demande qu'au son de la cloche on laisse même une lettre à demi formée. Odon, corrigeant un livre avec un de ses religieux, laissa dehors, au son de la cloche, le livre ouvert. 

Il plut toute la nuit abondamment; le lendemain le livre, malgré les flots de pluie, se trouva intact. On voulut lui attribuer cette merveille, mais il en rapporta toute la gloire au glorieux Saint Martin, dont la vie était écrite en ce volume. — Le Saint rendit son âme à DIEU le 18 novembre 942.

Pratique : Soyez d'une grande exactitude dans les plus petits devoirs de votre état.
 

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

jeudi 16 novembre 2017

17 Novembre : SAINT GRÉGOIRE, LE THAUMATURGE, Évêque

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 
qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


Saint Grégoire opéra tant de prodiges que de son vivant, il fut appelé le Thaumaturge, c'est-à-dire faiseur de miracles. Il naquit à Néocésarée, de parents nobles et riches, mais païens. Toutefois, dès son enfance, Grégoire eut le sentiment de la vérité du christianisme. 

L'enseignement du grand Origène le confirma dans cette pensée; il reçut le baptême : "Servez-vous, lui écrivit son Maître, des talents que DIEU vous a donnés pour la défense de la religion du CHRIST, et pour cela, ayez surtout soin de joindre la prière à l'étude. " Grégoire eût pu occuper les plus hautes places ; il préféra vendre tous ses biens, en donner le prix aux pauvres et se retirer dans la solitude pour y converser seul à seul avec DIEU. 

Il dut bientôt accepter le fardeau de l'épiscopat ; sa science et ses miracles lui donnèrent une influence étonnante sur les peuples. Arrivé dans sa ville épiscopale de Néocésarée, il se mit à l'œuvre avec ardeur, convertit les idolâtres, guérit les malades, fit bâtir une église. Cette dernière œuvre fut l'occasion d'un grand miracle. Se rappelant la parole de l'Évangile : « Si vous aviez gros de foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne : Passez d'ici là, et elle y passerait, » il fit reculer par ses prières une montagne qui le gênait pour la construction du temple du SEIGNEUR. 

Par ses prières, il dessécha un lac, objet de litige entre deux frères, qui se réconcilièrent aussitôt. — Le fleuve du Lycus, qui coulait près de Néocésarée, était souvent pour le pays une cause d'inondation et de ruine. Grégoire, ému de compassion pour son peuple, se rendit au bord du fleuve, y planta son bâton et ordonna aux eaux, de la part de DIEU, de ne pas franchir cette borne. Le bâton prit racine et devint un arbre, et les inondations cessèrent. 

Le saint évêque prédit une peste terrible, en châtiment des péchés du peuple de la contrée ; mais il obtint promptement la cessation du terrible fléau à Néocésarée. — Grégoire était un homme doué de l'esprit des apôtres et des prophètes. Toute sa conduite, dit Saint Basile, portait l'empreinte de la perfection évangélique. 

Dans tous ses exercices de piété, il montrait le plus grand respect et le plus profond recueillement. Jamais il ne priait que la tête découverte ; il parlait avec simplicité et modestie ; il avait en horreur le mensonge, l'habileté et tous les détours qui ne s'accordent point avec l'exacte vérité. 
 
Il ne pouvait supporter ce qui blesse la douceur et la charité. Il mourut le 17 novembre 270, ne laissant que dix-sept idolâtres où il avait trouvé dix-sept chrétiens. 

Pratique: Gémissez comme Saint Grégoire, en pensant que DIEU est si offensé et si peu aimé.

       "Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

mercredi 15 novembre 2017

16 Novembre : SAINT EDMOND, Archevêque de Cantorbéry

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales)


Saint Edmond naquit de parents -vertueux, en Angleterre, -vers la fin du XIIe siècle. Un fait merveilleux suffit à peindre son enfance. L'amour de JÉSUS-Enfant lui était familier; il en reçut la récompense. 

Un jour que, se promenant avec quelques camarades, il s'était écarté un peu pour élever son cœur à DIEU et peut-être pour se soustraire à quelques paroles imprudentes, un bel enfant se montra à lui : « Je vous salue, mon cher Edmond, » lui dit-il.  Et comme Edmond, interdit, ne répondait pas,  le SAUVEUR ajouta: « Est-ce que vous ne me connaissez pas"? — Non, dit Edmond étonné-, vous devez vous tromper et me prendre pour un autre. — Comment ne me connaissez-vous pas? C'est moi qui suis toujours à côté de vous à l'école, et je vous accompagne partout où vous allez. Regardez plutôt mon nom sur mon visage. » Edmond leva les yeux et lut ces mots : JÉSUS de Nazareth, Roi des Juifs, écrits en caractères éclatants : « Gravez ce nom dans votre cœur, ajouta le divin Enfant; imprimez-le, la nuit, sur votre front : il vous préservera de la mort subite, ainsi que tous ceux qui feront de même. II disparut ensuite, laissant Edmond tout embaumé de cette délicieuse vision. 

Jeune encore, il fit vœu de chasteté parfaite entre les mains de Marie, pour qui il avait une dévotion toute filiale, et qu'il appelait « sa Souveraine, sa Gardienne, son Épouse, sa Mère ».  Edmond étudiait comme s'il eût dû toujours vivre, et il vivait comme s'il eût dû mourir le lendemain.

Il devint si savant, qu'on le considérait comme un prodige, et on lui confia dans l'université de Paris, une chaire qu'il remplit aux applaudissements de tous.

Toutefois sa sainteté dépassait encore sa science. Il guérit un jour un de ses élèves d'un cruel mal au bras, en lui disant : « Que NOTRE-SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST te guérisse » Pendant trois ans, il ne prit jamais de sommeil dans un lit, mais tantôt couché sur un banc, tantôt sur la terre nue.

Son mérite extraordinaire l'ayant élevé au siège de Cantorbéry, il y fit briller toutes les vertus d'un bon pasteur. Il se montra si désintéressé, qu'il ne voulait recevoir aucun présent, disant agréablement qu'entre prendre et pendre, il n'y a qu'une lettre de différence ».

Inflexible défenseur des droits de l'Église, il fut victime de mille outrages et de mille persécutions. Il en était heureux: "Ce sont là, disait-il, des médecines amères, mais utiles à mon âme."

Voyant entravée la liberté de son ministère, il se retira en France et mourut bientôt dans un couvent de Cîteaux, après avoir protesté, en présence de l'Eucharistie, "qu'il n'avait jamais cherché que DIEU et sa volonté." C'était le 16 novembre 1240.

Pratique : Dans vos études ne cherchez que DIEU, sa gloire, le salut des âmes. 

                     "Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous

mardi 14 novembre 2017

15 Novembre : SAINT ALBERT LE GRAND / SAINTE GERTRUDE, Religieuse bénédictine

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)



SAINT ALBERT LE GRAND 

(+ 1280)
De ce jeune étudiant issu d'une famille noble de Bavière, les premières années de sa vie nous sont mal connues. Il naquit à Lauingen, ville située sur les bords du Danube. Il entra dans l'Ordre des Prêcheurs ou dominicains. Très doué pour les études, il ne passe pas inaperçu, et très vite il est chargé d'enseignement tout en poursuivant ses recherches personnelles.

Sa grande préoccupation est de rendre accessible au monde latin la pensée du philosophe grec Aristote, redécouvert à travers la tradition arabe de Cordoue. Il veut l'harmoniser avec la pensée chrétienne. Professeur à Paris, il se prend d'amitié avec un de ses étudiants tout aussi doué que lui : saint Thomas d'Aquin, amitié fidèle et sans faille.

Lorsque Albert se rend à Cologne poursuivre son enseignement, son disciple saint Thomas le suit. Quand son disciple sera accusé d'hérésie, le vieux maître Albert fera le voyage de Cologne pour prendre sa défense.

Il aurait aimé consacrer toute sa vie à la pensée et à l'enseignement, mais il est religieux ; alors par obéissance, il devient provincial dominicain et bientôt évêque de Ratisbonne (Regensburg). Deux années suffisent pour qu'on se rende compte que le dévouement est insuffisant, alors on le rend à ses chères études.

Son savoir est quasi encyclopédique (38 volumes) au point qu'on veut en faire un maître de l'ésotérisme.

Mais sa foi est encore plus grande que sa théologie et sa philosophie : "C'est pourquoi on le dit Notre Père, il n'est pas de prière douce et familière qui commence d'une manière plus familière et plus douce", écrit-il dans son commentaire de Saint Matthieu. Église l'a proclamé docteur de l’Église et patron des scientifiques. 

======================

SAINTE GERTRUDE

Religieuse Bénédictine 



Sainte Gertrude issue d'une famille illustre de la haute Saxe, était sœur de sainte Mechtilde, On la mit, dès l'âge de cinq ans, chez les Bénédictines de Rodersdorf, dont elle devint plus tard abbesse, en -1294.

Gertrude apprit le latin dans sa jeunesse, ce que faisaient alors des personnes de son sexe qui se consacraient à DIEU dans la retraite. Elle avait aussi une connaissance peu commune de l'Écriture et de toutes les sciences qui ont la religion pour objet; mais la prière et la contemplation furent toujours son principal exercice, et elle y consacrait la plus grande partie de son temps. 

Elle aimait particulièrement à méditer sur la Passion et sur l'Eucharistie, et elle ne pouvait alors retenir les larmes qui, malgré elle, coulaient de ses yeux en abondance. Lorsqu'elle parlait de JÉSUS-CHRIST et des mystères de son adorable vie, c'était avec une telle onction et de si vifs transports d'amour, qu'elle ravissait ceux qui l'entendaient. 

Un jour qu'on chantait à l'église ces paroles : « J'ai vu le SEIGNEUR face à face, » elle vit comme une face divine d'une éclatante beauté, dont les yeux perçaient son cœur et remplirent son âme et son corps de délices qu'aucune langue ne pourrait exprimer. 

L'amour divin était l'unique principe de ses affections et de ses actions. De là ce crucifiement entier au monde et à toutes ses vanités. Elle domptait sa chair et détruisait en elle tout ce qui pouvait s'opposer au règne parfait de JÉSUS-CHRIST, surtout par la pratique de l'obéissance. 

Elle fut l'objet d'un grand nombre de grâces extraordinaires ; JÉSUS-CHRIST grava ses plaies dans le cœur de sa sainte épouse, lui mit des anneaux au doigt, se présenta devant elle en compagnie de Sa Mère et agit en elle comme s'il avait changé de cœur avec elle. Toutes ces grâces étonnantes ne firent que développer son amour de la souffrance. 

Il lui était impossible de vivre sans ressentir quelque douleur ; le temps qu'elle passait sans souffrir lui paraissait perdu : « L'homme spirituel qui se plaît dans l'état de quiétude, disait-elle, n'a pas fait beaucoup de progrès dans la vertu. » 

Le zèle pour le salut des âmes était ardent au cœur de Gertrude. Pensant aux âmes des pécheurs, elle répandait pour elles des torrents de larmes au pied de la croix et devant le Saint Sacrement. Pendant la longue maladie de cinq mois dont elle devait mourir, elle ne donna pas le moindre signe d'impatience ou de tristesse ; sa joie, au contraire, augmentait avec ses douleurs. 

Le jour de sa mort étant venu, l'an 1334, elle vit la Très Sainte Vierge descendre du ciel pour l'assister et pour enchaîner les démons qui cherchaient à l'épouvanter. Au moment où elle mourut, une de ses sœurs vit son âme aller droit au Cœur de JÉSUS, qui s'ouvrit pour la recevoir. 

Pratique:  Méditez souvent sur la Passion de NOTRE SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST.  

                            "Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

lundi 13 novembre 2017

14 Novembre : SAINT DIDACE, Religieux de Saint-François

"Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)



Saint Didace naquit en Espagne, au commencement du XVe siècle. Après une enfance remarquable par sa piété, il se retira quelques années avec un saint prêtre, dans un petit ermitage où il s'adonna complètement à la pénitence et à la contemplation.

Quand il entra, plus tard dans l'ordre de Saint-François, il était déjà de taille à donner l'exemple aux plus parfaits. Parmi les traits de sa mortification, on raconte qu'il se jeta un jour d'hiver dans un étang glacé, pour éteindre les ardeurs de la concupiscence. 


L'oraison était sa vie et son bonheur. Il y employait tout le temps que l'obéissance ne réclamait pas pour d'autres occupations; aussi recevait-il, dans ce colloque perpétuel avec DIEU, des communications si merveilleuses, que les plus savants religieux en étaient pleins d'admiration. 


Il avait une charité toute spéciale pour les malades. « Son cœur, dit son historien, était un hôpital bien plus vaste que les établissements bâtis par les papes et les rois pour recevoir toutes les misères humaines. Il y recevait tout le monde, et il n'y avait point de malades qu'il ne secourût avec un empressement admirable, si l'obéissance le permettait. Jamais leur mauvaise humeur ni l'infection de leurs plaies ne le rebutaient; plus d'une fois même on l'a vu baiser avec respect les plus dégoûtants ulcères. » 


L'objet le plus ordinaire de ses pensées était la Passion de son SAUVEUR crucifié. Il la méditait souvent, les bras étendus en croix, ou tenant un crucifix de bois entre ses mains, et ses aspirations étaient alors si véhémentes, que l'âme soulevait quelquefois le corps de terre et le tenait longtemps suspendu. 


Sa dévotion n'était pas moins grande envers l'adorable sacrement de nos autels. Il servait la messe avec une modestie et une piété qui ravissaient les assistants ; mais surtout il communiait avec une ferveur toute séraphique et recevait souvent, à cette occasion, des grâces extraordinaires. 


La réputation que lui faisaient partout ses éminentes vertus et ses nombreux miracles était si grande, qu'on l'appelait partout le Saint. Une nuit qu'il était très malade, il fut ravi hors de lui-même et demeura sans mouvement; ses frères et les médecins le crurent mort; mais il revint à lui-même et dit trois ou quatre fois : "Oh! Qu'il y a de belles fleurs en paradis! " 


II demanda par aumône, l'habit le plus pauvre et la corde la plus usée du couvent. Près de mourir, il tenait dans ses mains un grand crucifix, et ses dernières paroles furent celles-ci : « Ô douce croix, ô aimables clous! » II expira le 12 novembre 1463. Son corps répandit une suave odeur et resta plusieurs mois exposé à la vénération des fidèles. 


Pratique 
Visitez les malades; montrez-leur beaucoup de douceur, de bienveillance et de dévouement.

                             "Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

dimanche 12 novembre 2017

13 Novembre : SAINT STANISLAS KOSTKA, Novice Jésuite

Il n’y a pas d’autre différence entre l’Evangile et la vie des Saints 

qu’entre une musique notée et une musique chantée.” 
(Saint François de Sales.)


Parmi les aimables saints qui ont mérité de servir de patrons à la jeunesse chrétienne, Saint Stanislas Kostka occupe une place de choix. Sa vie fut courte, mais mieux remplie que beaucoup de longues carrières, selon la parole de nos saints Livres. Il naquit en 1505, d'une famille très illustre de Pologne dont il devint par sa sainteté, la principale gloire. 

Son enfance se distingua par une extraordinaire piété, et sa modestie était si remarquable, qu'une seule parole malséante suffisait pour le faire s'évanouir. Son plaisir était d'être vêtu simplement et de s'entretenir avec les pauvres. Il fit ses études à Vienne, avec son frère Paul, au collège des Jésuites, mais en qualité d'externe. 

Sa vertu ne fit que s'accroître, malgré les exemples et les persécutions de son frère. A mille épreuves de chaque instant, il joignait encore des mortifications volontaires et se donnait de fortes disciplines; deux oraisons journalières ne lui suffisant pas, il se levait la nuit quelque temps qu'il fit pour élever son âme vers DIEU.

Le démon furieux vint l'assaillir dans son lit, où il gisait, malade, et se jeta sur lui sous la forme d'un horrible chien noir, mais l'enfant le chassa honteusement par le signe de la croix. Par l'assistance de sainte Barbe, qu'il avait invoquée, il reçut la visite de deux anges, qui lui apportèrent la sainte communion. 

Quelques jours après, la Sainte Vierge lui apparut tenant l'Enfant JÉSUS dans ses bras ; Stanislas put caresser le Sauveur, et il obtint de lui l'assurance qu'il entrerait dans la Compagnie de Jésus. 

Après sa guérison, il s'habilla en pèlerin et se dirigea vers Augsbourg, ville fort éloignée de Vienne. En route, il échappa miraculeusement aux poursuites de son frère et reçut la communion des mains d'un ange. D'Augsbourg, l'obéissance le conduisit à Rome, à travers deux cent soixante lieues de chemin; mais rien n'épouvantait cette grande âme, qui animait un si faible corps. 

Grande fut la joie de saint François de Borgia quand il reçut un pareil trésor ; toutefois la joie de Stanislas fut plus profonde encore, et il en versa des torrents de larmes. Hélas! Cette fleur allait bientôt être cueillie pour le ciel ; dix mois devaient suffire pour le porter à une perfection que la plupart n'atteignent jamais pendant cinquante ans et plus. 

Son humilité était si admirable, qu'il se regardait comme un grand pécheur et le dernier de ses frères. L'amour de DIEU consumait son cœur au point qu'il fallait avec des linges mouillés en tempérer les ardeurs. 

Cet ange incomparable de vertu s'éteignit presque sans maladie, assisté par sa Mère céleste, le 15 août 1568, dans la dix-huitième année de son âge.

Pratique. Pénétrez-vous de la belle parole du jeûne saint : « Marie! Comment ne pas l'aimer elle est ma mère ! » 

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"